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Dernière mise à jour : 27.02.2026
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BAISSE DE LA NATALITE

Publié le 17/01/2024 à 08:46 par papilacabane Tags : prix sur vie monde photo voyage enfants société dieu
Baisse de la natalité : « La naissance est l’expression d’une espérance pour les catholiques » Baisse de la natalité : « La naissance est l’expression d’une espérance pour les catholiques »

 

Alors que l’idée de réduire les naissances est parfois avancée comme solution à la crise climatique, l’Église catholique maintient un discours nataliste. L’enfant et la famille restent un signe de confiance en l’avenir. (Photo d’illustration) Darek SZUSTER / PHOTOPQR/L’ALSACE/MAXPPP

 

La Croix : L’Église catholique a toujours entretenu une visée nataliste, peut-être encore plus affirmée ces derniers temps alors même que les sociétés occidentales sont touchées par une chute de la natalité. N’est-ce pas source d’incompréhension ?

Père Grégoire Catta :L’Église tient en effet une position plutôt nataliste, que rappelle le Catéchisme de l’Église catholique : « La Sainte Écriture et la pratique traditionnelle de l’Église voient dans les familles nombreuses un signe de la bénédiction divine et de la générosité des parents. »Ce que rappelle encore la constitution Gaudium et spes : « Le mariage et l’amour conjugal sont d’eux-mêmes ordonnés à la procréation et à l’éducation » (n. 50,1).

Mais les pères conciliaires ont ajouté deux précisions : d’une part, « le mariage n’est pas institué en vue de la seule procréation ». D’autre part, ils invitent les époux à une « parentalité responsable ».

Cette responsabilité des parents porte sur leur progéniture, mais ne s’étend-elle pas à la société elle-même, avec le risque de surpopulation ?

G. C. : On comprend que les parents responsables sont invités à décider du nombre d’enfants qu’ils vont avoir, en fonction de leur situation personnelle mais aussi de la société dans laquelle ils vivent.

Et si l’encycliqueHumanae vitae rejette les méthodes contraceptives artificielles, elle permet la régulation des naissances par les méthodes prônées par l’Église. En fait, les parents responsables sont invités à suivre leur conscience, bien informée, sans oublier qu’un enfant est un don de Dieu.

De retour de son voyage aux Philippines, en 2015, le pape François avait déclaré, dans une petite phrase qui a fait beaucoup de bruit, qu’« il n’était pas nécessaire de se reproduire comme des lapins pour être de bons catholiques ». N’était-ce pas une forme d’adhésion aux écologistes qui militent pour la réduction des naissances ?

G. C. :Ce n’est pas ce que voulait dire le pape: cette phrase renvoie une fois encore à la responsabilité des parents, non pas vis-à-vis de la planète mais pour l’harmonie familiale, notamment dans les pays du Sud qui connaissent un fort taux de natalité. Dans Laudato si’, le pape aborde brièvement la question, il dénonce l’idée que réduire le nombre de naissances serait la solution à la crise écologique : « Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité » (LS, 50).

Pour le pape, la question de l’empreinte écologique de la population n’est pas d’abord liée au nombre d’enfants mais bien au style de vie, notamment en Occident. C’est notre manière de consommer, de voyager, de vivre qu’il faut revisiter. À cette condition, reprenant le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, le pape réaffirme que « la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire ».

Si le pape François ne lie pas la question écologique au taux de natalité, n’est-ce pas plutôt, pour lui, un défi spirituel ?

G. C. :La natalité en Occident connaît en effet une chute inquiétante. Qui va s’occuper des personnes plus âgées dans quelques années ? Ce taux de natalité très faible est aussi le signe d’une inquiétude, pas seulement écologique. Dénonçant un « hiver démographique » des sociétés occidentales, lors des états généraux de la natalité qui se sont tenus au Vatican en mai 2023, le pape a déclaré : « Une communauté heureuse développe naturellement les désirs d’engendrer et d’intégrer, d’accueillir, alors qu’une société malheureuse se réduit à une somme d’individus qui cherchent à défendre à tout prix ce qu’ils ont. » Il insiste : « Le défi de la natalité est une question d’espérance. »

Sans négliger les réalités économiques et écologiques, l’Église catholique voit dans la naissance l’expression d’une espérance. Avoir des enfants est en effet une manière d’avoir confiance en la vie, et en Dieu qui donne la vie.