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ETATSUNIS

Publié le 05/07/2025 à 08:05 par papilacabane Tags : sur coup gain belle article maison texte

États-Unis : Donald Trump arrache un méga budget pour bâtir son Amérique Maga

Analyse

Article réservé à nos abonnés. Donald Trump lors des festivités « Salute to America » à Des Moines (Iowa), le 3 juillet 2025.

Donald Trump lors des festivités « Salute to America » à Des Moines (Iowa), le 3 juillet 2025. Andrew Caballero-Reynolds / AFP

Donald Trump va promulguer ce vendredi 4 juillet, jour de la Fête nationale, la « grande et belle loi » porteuse de sa vision Maga (Make America Great Again) pour l’Amérique. Avec à la clé une baisse des impôts pour les Américains, mais aussi des coupes dans les programmes sociaux, une explosion du budget consacré à la lutte contre l’immigration… et une aggravation de l’endettement de l’Amérique.

Au terme d’un long marathon législatif, Donald Trump a fini par avoir gain de cause : jeudi 3 juillet, les députés ont donné leur feu vert au texte de 900 pages approuvé la veille par les sénateurs. Contrôlé par les républicains, le Congrès a donc offert au président américain la « grande et belle loi »qu’il réclamait. Et qu’il pourra promulguer à l’occasion de la Fête nationale du 4 juillet.

Un budget sur mesure pour une Amérique Maga

Cette loi porte la vision Maga de l’Amérique défendue par la Maison-Blanche. Avec des milliards pour financer des centres de détention pour les migrants, des dollars à gogo pour l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police de l’immigration, des cadeaux fiscaux pour tous – surtout pour les plus aisés, disent les démocrates – et des coupes massives dans les programmes publics de santé, au nom de la « lutte contre la fraude »

Le bureau budgétaire du Congrès, chargé d’évaluer de manière non partisane l’impact des projets de loi sur les finances publiques, estime que le texte augmentera la dette de plus de 3 000 milliards de dollars (2 549 milliards d’euros) d’ici à 2034.

Un comble pour le Parti républicain, parti de la responsabilité fiscale, toujours prompt à dénoncer le « laxisme » des démocrates en matière de finances publiques. De nombreux élus se sont fait tirer l’oreille pour avaler ces couleuvres budgétaires, et Donald Trump n’a remporté ce combat que sur le fil : le vote, au Sénat comme à la Chambre des représentants, deux chambres contrôlées par les alliés du président, ne s’est joué qu’à quelques voix, une poignée de républicains votant avec les démocrates.

L’emprise de Donald Trump sur le Parti républicain

Mais insuffisamment pour faire trébucher la « grande et belle loi »voulue par l’homme à la casquette rouge. Cette victoire confirme, une fois de plus, l’emprise du locataire de la Maison-Blanche sur son parti. Comme à l’accoutumée, Donald Trump a menacé les élus républicains récalcitrants d’envoyer contre eux un candidat trumpiste lors des primaires républicaines en vue des élections de l’an prochain (en novembre 2026, les Américains renouvelleront en partie leur Congrès).

Une menace qui a suffi à faire rentrer dans le rang les plus timorés, ou les plus vulnérables à la menace présidentielle. Au grand dam d’Elon Musk, qui dénonce un budget de l’État toujours en hausse : « Nous vivons dans un pays au parti unique : le parti des cochons qui se goinfrent », a tonné le libertarien de la Silicon Valley, répétant vouloir lancer son propre parti.

Peu importe pour Donald Trump, qui a désormais les coudées franches pour lancer la transformation Maga de l’Amérique. La meilleure illustration de la portée structurante de ce texte est la lutte contre l’immigration. Le budget annuel del’ICE est de 10 milliards. Or la police qui traque les migrants recevra plus de 100 milliards d’ici à 2029. Soit l’équivalent d’un surplus, sur quelques années, du budget d’une décennie : 45 milliards pour construire des centres de détention, autant pour la construction du mur à la frontière mexicaine, plus 10 milliards pour les opérations d’expulsion. En outre, l’ICE sera pourvue d’une autre enveloppe budgétaire pour embaucher 10 000 agents supplémentaires. D’ici à 2029, l’ICE verra donc ses effectifs passer de 6 000 à 16 000.

L’écologie sacrifiée, le charbon encouragé

Même effet structurant sur l’écologie, avec l’abandon des principales mesures adoptées par les États-Unis pendant l’administration Biden. Le crédit d’impôt de 7 500 dollars pour l’achat d’un véhicule électrique sera supprimé, tout comme les aides fédérales pour les projets éoliens et solaires. À l’inverse, le charbon, lui, bénéficiera d’un coup de pouce…

Pour faire face à cette générosité soudaine, les républicains ont dû prévoir des coupes, notamment dans Medicaid, le programme public d’assurance santé dont dépendent des millions d’Américains aux revenus modestes. Une réduction drastique du Programme d’aide supplémentaire à la nutrition, principale aide alimentaire du pays, est également prévue.

Pour l’heure, ces conséquences sont abstraites pour les Américains – des chiffres perdus dans des centaines de pages. Les démocrates, qui pensent le projet impopulaire, ce que disent certains sondages, envisagent déjà de faire de ce vote l’axe de leur campagne pour les législatives de 2026.