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OBSESSIONANTIIMMGRES DETRUMP

Publié le 26/08/2025 à 08:19 par papilacabane Tags : vie homme article maison travail coupable

Kilmar Abrego Garcia, le visage de l’obsession anti-immigrés de Donald Trump

Analyse

Article réservé à nos abonnés. Kilmar Abrego Garcia le 22 août sortant de détention. Il a été interpellé dans le Tennessee pour excès de vitesse, au volant d’un véhicule avec neuf passagers.

Kilmar Abrego Garcia le 22 août sortant de détention. Il a été interpellé dans le Tennessee pour excès de vitesse, au volant d’un véhicule avec neuf passagers. Brett Carlsen / AP

Expulsé illégalement au Salvador en mars et de retour aux États-Unis depuis juin, Kilmar Abrego Garcia a de nouveau été arrêté lundi 25 août. Ce Salvadorien marié à une Américaine est devenu le symbole de la politique anti-immigrés de la Maison-Blanche. Il risque désormais d’être envoyé en Ouganda.

Il est, depuis cinq mois, le visage de la politique anti-immigrés de Donald Trump. Né il y a trente ans au Salvador, Kilmar Abrego Garcia avait trouvé refuge aux États-Unis adolescent, fuyant les gangs qui, à l’époque, terrorisaient le petit pays d’Amérique centrale. Marié à une Américaine et père de famille, il avait refait sa vie dans le Maryland. Avant que tout ne bascule après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, avec une première arrestation au printemps. Arrêté une nouvelle fois lundi, il risque désormais d’être expulsé vers l’Ouganda.

Une vie qui bascule avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche

C’est le 15 mars que le rêve américain du trentenaire se fissure. Alors que la Maison-Blanche lance sa politique d’expulsions de masse, il est interpellé et, sans procès, expulsé au Salvador. La Maison-Blanche lui reproche d’être entré illégalement aux États-Unis des années plus tôt et d’appartenir à une bande criminelle. Il est incarcéré dans la « prison modèle » du président à poigne Nayib Bukele, prison réservée aux pires membres des cartels.

Une expulsion aussitôt contestée : aucune décision de justice n’étaie en effet les accusations de l’administration Trump. Pire encore, en 2019, les tribunaux américains avaient interdit tout rapatriement de Kilmar Abrego Garcia au Salvador, estimant que sa vie y serait en danger. La Cour suprême donne raison aux avocats de la défense. Après une forte mobilisation de sa famille et des défenseurs des droits humains contre cet abus d’autorité – une expulsion et un emprisonnement, sans décision de justice –, les États-Unis acceptent, après avoir traîné des pieds, de rapatrier le Salvadorien en juin.

Des poursuites pour une affaire datant de 2022

Mais ce retour aux États-Unis ne marque pas la fin des déboires du jeune homme. La Maison-Blanche persiste : elle lui reproche toujours d’être entré illégalement aux États-Unis et d’être membre d’un gang. En 2019, la justice américaine, pour des raisons de procédure, avait refusé de lui accorder l’asile. S’il bénéficie d’un permis de travail, il reste toutefois dépourvu de statut migratoire légal.

C’est dans cette brèche que l’administration Trump s’engouffre. Invoquant une ancienne affaire, elle arrête à nouveau Kilmar Abrego Garcia à son retour du Salvador. En 2022, il avait été interpellé dans le Tennessee pour excès de vitesse, au volant d’un véhicule avec neuf passagers. La police locale avait suspecté un cas de trafic de personnes. Le Salvadorien avait cependant pu reprendre le volant, sans faire l’objet de poursuites.

Prochaine destination… l’Ouganda ?

Mais pour la justice fédérale, cette affaire est suffisante : le voilà accusé d’aide présumée au séjour illégal de migrants. L’administration exigeait qu’il plaide coupable, avant une possible expulsion vers le Costa Rica. Mais l’accusé a tenu bon. Un procès est prévu en janvier, et le vendredi 22 août Kilmar Abrego Garcia était à nouveau libéré. Pour quelques jours à peine : lundi, alors qu’il devait se présenter aux services de l’immigration, il était une fois encore arrêté.

Avec, cette fois-ci, une possible expulsion non pas vers le Salvador, mais vers un pays tiers lointain, qui pourrait être l’Ouganda : le 21 août, le pays africain a annoncé avoir conclu un accord avec Washington pour accueillir des migrants« qui pourraient ne pas obtenir l’asile aux États-Unis ». Une nouvelle bataille juridique en perspective pour Kilmar Abrego Garcia, alors que l’administration Trump met les bouchées doubles pour atteindre son objectif d’un million d’expulsés en un an.