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RECONNAISSANCEDELAPALESTINE

Publié le 22/09/2025 à 10:27 par papilacabane Tags : sur france saint monde article pari annonce cadre

Reconnaissance de la Palestine : le pari d’Emmanuel Macron, qui veut laisser un héritage diplomatique

Analyse

Article réservé à nos abonnés. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et Emmanuel Macron, en septembre 2024.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et Emmanuel Macron, en septembre 2024.THAER GHANAIM / AFP

Après des hésitations, des tâtonnements, le président français doit prononcer, lundi 22 septembre, le discours qui reconnaîtra l’État de Palestine à la tribune des Nations unies. Avec l’espoir de changer la donne et de marquer l’histoire.

Emmanuel Macron joue, lundi 22 septembre, une partie de son legs diplomatique, avec l’espoir de créer un momentum, à même de mener à une solution politique au Proche-Orient. Un sujet qui, paradoxalement, ne l’intéressait pas et qu’il maîtrisait peu. « Le président avait beau se réclamer d’un héritage gaullo-mitterrandien dès son élection, il a fait tout le contraire, en reprenant plutôt un narratif israélien », se souvient un ex-diplomate.

Le chef de l’État considérait, comme beaucoup d’autres, que la Palestine était condamnée à faire du surplace. Trop d’administrations américaines s’y étaient essayées, trop d’espoirs avaient été déçus. Les regards se tournaient alors vers le Golfe et ses investissements faramineux. « Jusqu’au 7-Octobre, il y avait beaucoup de découragement, tout le monde pensait qu’on ne pouvait plus rien faire. Alors tous les ans, on se contentait de voter des résolutions pour dire que ce n’était pas bien »,se souvient un autre diplomate.

Rappelé comme le reste du monde à la réalité du conflit israélo-palestinien le 7 octobre 2023 avec l’attaque terroriste du Hamas et le début de la guerre de représailles israélienne, le président a d’abord affiché un soutien robuste à un allié meurtri. Le 12 octobre, il déclare qu’« Israël a le droit de se défendre en éliminant les groupes terroristes ».Après des appels répétés à un cessez-le-feu, la tonalité évolue à mesure que l’État hébreu intensifie son offensive à Gaza et que des doutes émergent sur ses objectifs de guerre.

Un tabou levé

Le 16 février 2024, trois mois avant la reconnaissance de la Palestine par l’Irlande, la Norvège et l’Espagne, Emmanuel Macron affirme qu’une telle reconnaissance « n’est pas un tabou pour la France ». Le tournant s’opère après la reprise de la campagne militaire israélienne le 18 mars et le blocage de l’aide humanitaire à Gaza. En avril, après avoir rencontré des blessés rescapés de l’enclave, à Al-Arich, avant-poste égyptien pour l’aide bloquée, il annonce son intention de reconnaître l’État palestinien dans les mois qui viennent.

Pour que son geste ait un « impact », Emmanuel Macron souhaite alors qu’il y ait un « mouvement de reconnaissance réciproque »,autrement dit que plusieurs pays arabo-musulmans reconnaissent parallèlement l’État d’Israël. Impensable pour ces derniers, compte tenu de la tragédie humaine en cours à Gaza.

Un paratonnerre pour les autres États « reconnaisseurs »

Le 24 juillet, le président confirme que cette reconnaissance aura bien lieu en septembre à l’ONU et annonce que l’Autorité palestinienne a pris toute une série d’engagements en contrepartie. En coulisses, la diplomatie française a aussi fait en sorte de ne pas être seule : non seulement ce geste s’inscrit dans le cadre d’une conférence coprésidée par l’Arabie saoudite, mais neuf autres États « reconnaisseurs » ont depuis emboîté le pas : Royaume-Uni, Australie, Belgique, Canada, Luxembourg, Portugal, Malte, Andorre et Saint-Marin.

Des discussions seraient en cours avec Singapour, le Japon, la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande. L’effet d’entraînement escompté est là. « C’est la preuve que la France garde encore sa capacité à cristalliser le sentiment de la plupart de la communauté internationale », remarque Michel Duclos, ancien diplomate, aujourd’hui à l’Institut Montaigne.

C’est sur cette dynamique qu’Emmanuel Macron pourra s’appuyer lundi à la tribune des Nations unies, quand il annoncera la reconnaissance de l’État de Palestine. Sa seule déclaration suffira à la rendre effective. Avec ce geste et le plan qui l’entoure, le président, préoccupé par la trace qu’il laissera en matière de diplomatie, espère laisser son empreinte. Comme l’avait été le « non »français à l’intervention américaine en Irak en 2003. « Emmanuel Macron devra trouver le ton juste, n’est pas Villepin qui veut,note Michel Duclos. Et surtout, cela n’a pas empêché les Américains d’envahir l’Irak. » Quels que soient les mots choisis, la démarche vaut déjà à Paris des menaces. « La France fait le dos rond,affirme un familier de l’Élysée. Mais elle sert de paratonnerre pour tous les autres. »