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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
12.12.2025
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Même si l’indicateur conjoncturel de fécondité reste l’un des plus élevés d’Europe, avec 1,62 enfant par femme, l’évolution démographique est devenue un sujet d’inquiétude dont se saisissent aujourd’hui plusieurs institutions. En juin, l’Assemblée nationale a créé une « mission d’information sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France ». Et en septembre, le haut-commissariat à la stratégie et au plan a confié à l’économiste Maxime Sbaihi la rédaction d’une note pédagogique de cadrage sur « la marée descendante de la dénatalité ».
Entre 2010 et 2024, 1 662 écoles maternelles et 4 227 écoles primaires ont ferméLe directeur stratégique du Club Landoy, un collectif sur la transition démographique fondé par le groupe Bayard (éditeur de La Croix), auteur des Balançoires vides (Éd. de l’Observatoire, 2025), alerte sur les conséquences de l’effondrement des naissances, dont certaines sont déjà palpables. Dans les maternités d’abord, qui mettent la clé sous la porte, faute de bébés à naître. « La baisse des naissances oblige certaines petites structures à fermer, relève Olivier Morel, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français. Rien qu’en 2023, il y a eu 462 fermetures. »
* Données provisoires. Source Insee.
Sur les bancs des écoles, ensuite : dans le premier degré, les effectifs ont diminué « de 8 % depuis 2015 »,indique Maxime Sbaihi. « Les écoles maternelles et élémentaires ont perdu plus d’un demi-million d’élèves sur les dix dernières années. Et elles devraient en perdre 284 000 supplémentaires d’ici à 2028, portant la baisse totale des effectifs à 13 % depuis 2015, ajoute-t-il. Dans de nombreux territoires, les classes se clairsèment et les écoles se vident, forçant les pouvoirs publics locaux à fusionner et à regrouper les établissements scolaires sur plusieurs communes. Entre 2010 et 2024, la France a ainsi fermé 1 662 écoles maternelles et 4 227 écoles primaires. »
La puériculture, l’alimentation infantile et les jouets concernésLa dénatalité commence également à avoir des conséquences dans le secteur économique de la petite enfance, où tous les produits pour bébés sont concernés. En 2023, année où la chute des naissances a atteint 6,6 % par rapport à l’année précédente, les ventes de biberons et de petit matériel de puériculture (bavoirs, goupillons…) ont dégringolé respectivement de 12,7 et de 19,3 %, en valeur, selon le cabinet de conseil Circana. En 2024, ce sont les ventes de couches qui ont fortement dévissé de 13,6 % en valeur, suivies cette année des tétines (– 13,6 %).
« Le marché de la puériculture est particulièrement touché avec une tendance à la baisse de 5 % depuis deux ans », confirme Christophe Drevet, directeur général de la Fédération du jouet et de la puériculture (FJP). Pour limiter l’érosion des ventes, le secteur, qui souffre aussi de l’essor de la seconde main, « mise sur l’innovation et la montée en gamme, avec des produits plus techniques et technologiques vendus plus cher », explique le spécialiste.
Même constat du côté de l’alimentation infantile, un secteur « lourdement pénalisé depuis plusieurs années par la forte baisse de la natalité, analyse Benoit Samarcq, directeur d’études chez Xerfi. En 2024, il a enregistré une baisse de 6 % des ventes dans les grandes surfaces. Et les perspectives s’annoncent moroses »,prévoit-il. Dominé par les deux géants Danone et Nestlé, le marché de l’alimentation infantile continue néanmoins de « résister », selon le cabinet Xerfi, en investissant dans « des produits bio ou premium »et le développement à l’international.
Les fabricants de jouets se tournent vers les adultesLe marché du jouet n’est évidemment pas épargné. « Les jouets premiers âge, pour les 0-3 ans, sont les plus concernés avec un repli des ventes de 5 % depuis 2022, observe Franck Mathais, porte-parole de JouéClub, qui rassemble 300 magasins. Plus globalement, la baisse de la natalité a un impact sur la consommation de jouets car moins il y a d’enfants, moins il y a d’anniversaires et de cadeaux de Noël. »
Pour compenser ce repli, certains fabricants se diversifient en se tournant vers un public plus âgé. « Au moment du Covid, les adultes ont commencé à acheter des jeux parce qu’on ne pouvait pas faire grand-chose d’autre à ce moment-là, et les marques ont saisi l’opportunité », analyse Franck Mathais. Lego, devenu numéro un des ventes en France, décline désormais ses produits historiques en les adaptant aux attentes des adultes : « La marque vend des vaisseaux Star Wars pour les enfants mais aussi des vaisseaux au design un peu différent pour les plus grands, qui, eux, ne jouent pas avec mais les exposent comme des bibelots », illustre-t-il.
D’autres fabricants tirent également leur épingle du jeu en élargissant leur gamme. « Les jeux de société à base de cartes, en petit format qu’on peut emporter partout, les puzzles, les loisirs créatifs ou les voitures télécommandées qui ont des fonctionnalités plus développées séduisent les adultes et notamment les trentenaires », ajoute l’expert. Même les peluches font craquer les grands enfants, qui les utilisent comme décoration.
Des conséquences sur le PIBC’est en revanche plus compliqué pour les marques de jouets premier âge, très centrées sur l’éveil et le développement de la motricité. « Dans l’attente d’une reprise de la natalité, elles cherchent à gagner des parts de marché par rapport à leurs concurrents directs, grâce à l’innovation et à leurs capacités à signer des contrats de licences qui favorisent la demande »,décrypte Franck Mathais.
Si cette reprise n’a pas lieu, ce n’est pas seulement le secteur de l’enfance qui sera touché mais toute l’économie, rappelle Kevin Genna, directeur de la modélisation du laboratoire d’idées La Chaire TDTE (transitions démographiques, transitions économiques). « La diminution de la population entraîne logiquement une baisse du produit intérieur brut », a-t-il rappelé lors de son audition par la mission natalité de l’Assemblée. Avec un indice de fécondité stabilisé à 1,68 enfant par femme, c’est-à-dire un peu plus qu’aujourd’hui, « la perte de richesse nette atteindrait 0,8 point en 2050 et 2 points en 2070, selon ses calculs. Dans un second scénario, plus abrupt, avec une fécondité à 1,3 en 2040, les effets seraient plus forts et se feraient sentir plus vite. En 2050 et en 2070, le PIB reculerait respectivement de 4 points et de 12 points ».
L’indice de fécondité va-t-il encore baisser ?
Le chiffre ne sera connu qu’en janvier, à l’occasion de la publication du bilan démographique de l’Insee pour 2025, mais selon les estimations de Laurent Toulemon, démographe à l’Ined, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) devrait encore baisser cette année.
Établi à 1,62 enfant par femme en 2024, il pourrait se situer entre 1,57 et 1,59, soit une baisse d’environ 2 %. L’lCF diminue depuis 2010, où il atteignait 2,02 enfants par femme en France métropolitaine.
Il faut remonter à la fin de la Première Guerre mondiale pour retrouver un niveau aussi bas qu’en 2024 : 1,23 enfant par femme en 1916, puis 1,59 en 1919, selon l’Insee. En 1993 et 1994, lors de son dernier niveau le plus bas, il s’élevait à 1,66, soit un peu plus qu’en 2024.