homme image sur france place photos mort création pouvoir place
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· CULTURE (69)
· L'ACTUALITE (65)
· JARDIN (80)
· LA LECTURE (114)
· HUMEUR,HUMOUR ! (47)
· LES SCIENCES (85)
· RELIGION (65)
· HISTOIRE DE LA FAMILLE (47)
· PRIER (70)
· POESIE (62)
dans nos députés beaucoup ne servent à rien ,qu il soit de droite d'extrême droite ou la bande à mélenchon
Par Anonyme, le 28.08.2025
le"systême" s'est mis en place il y a logtemps à sept-fonds. deux "jeunes"moines , vers les années 7o, s'étaie
Par Yon, le 21.07.2025
merci frère de votre courage à nous partager votre souffrance. je vous prends dans la prière.
pers onnellemen
Par Anonyme, le 17.07.2025
ouedraogo,jose ph
Par Anonyme, le 31.08.2024
+229 95 67 77 26 retour d'affection immédiat
l e grand maître spirituel gambada djogbe apporte une aide pré
Par lutter-contre-coro, le 18.08.2024
· MILLARDAIRES
· SAINT JOSEPH ,PERE.PAR LE PAPE.
· lES EMIRATS ARABE UNIS
· FORUM DE DAVOS
· LA VAGUE VERTE
· LA TURQUIE
· ALLOCATIONS FAMILIALES
· ELECTIONS AMERICAINES
· ELECTIONS
· AVEC MACRON ?
· LES PARASITES
· MARITAIN
· 1200MILLARDS DE DOLLAR SUR LES INFRASTRUCTURES
· LAFILIERE
· LE CORAIL
Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
24.02.2026
12313 articles
L’ultra-gauche et l’ultra-droite dans la ligne de mire de l’Élysée
1 sur 2 Un drapeau du groupe d’ultra-gauche la Jeune Garde, lors d’une manifestation à Lyon, le 5 décembre 2025.
Après le lynchage mortel de Quentin Deranque par l’ultra-gauche, puis les manifestations d’hommage de l’ultra-droite, Emmanuel Macron a décidé d’organiser, mardi 24 février, une réunion destinée à « faire un point complet sur l’ensemble des groupes d’action violente qui sévissent et qui ont des liens avec les partis politiques quels qu’ils soient ».
« L’objectif est d’évoquer les groupes ultras ou extrêmes », précise l’Élysée à La Croix. Les mots sont pesés. « La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ne s’intéresse pas à l’extrême droite et à l’extrême gauche, qui sont des courants politiques sur le suivi desquels les services de renseignement n’ont aucune compétence », insiste le ministère de l’intérieur. En démocratie, hors de question en effet de surveiller des partis qui participent aux élections.
« La DGSI peut en revanche être amenée à suivre des individus qui, au nom d’idéologies extrêmes, sont susceptibles d’avoir recours à la violence physique », ajoute la Place Beauvau. C’est pourquoi se sont imposées dans ses rapports les notions d’« ultra-gauche » et d’« ultra-droite », en référence au recours à la violence. Mais pour la réunion de mardi, Emmanuel Macron va plus loin : il s’agit aussi d’examiner leurs « liens avec les partis politiques ».
Dans la ligne de mire de l’Élysée se trouve prioritairement La France insoumise en raison de ses liens avec la Jeune Garde antifasciste. Ce mouvement « antifa » a été dissous en conseil des ministres en juin 2025, au motif qu’il pratique, promeut et légitime la violence. Alors qu’un recours contre cette dissolution a été déposé devant le Conseil d’État, le voilà à nouveau sur le banc des accusés dans le meurtre du jeune Quentin Deranque. Ce qui incite subitement LFI à s’en démarquer. Avant ce drame, pourtant, les liens étaient assumés.
Tout d’abord, la Jeune Garde disposait depuis 2022 d’un stand à l’université d’été insoumise. Ensuite, son cofondateur Raphaël Arnault a été élu en 2024 député du Nouveau Front populaire sur le quota de LFI. Enfin, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Arnault ont participé côte à côte à de nombreux événements communs : du camp d’été de la Jeune Garde en 2023 au lancement le 13 janvier 2026 d’un nouveau mouvement, Génération antifasciste – Éteignons la flamme (du RN).
La Jeune Garde antifasciste ne s’inscrit cependant pas dans la mouvance historique de l’ultra-gauche. Créée en 2018 après avoir « débarrassé du PS et de ses satellites » l’ancien collectif lyonnais de vigilance contre l’extrême droite, elle se veut dès l’origine « unitaire »avec les autres partis de gauche et d’extrême gauche. Ce sont les militants du Nouveau Parti anticapitaliste, dont Raphaël Arnault, qui sont alors à la manœuvre.L’ultra-gauche historique, elle, est composée de deux courants. D’une part, une branche marginale du marxisme que Lénine avait dénoncé dès 1920 dans un ouvrage intitulé La Maladie infantile du communisme : le « gauchisme ». D’autre part, et surtout, par le courant anarchiste ou communiste libertaire. Dès son apparition à la fin du XIXe siècle, ce courant a refusé de participer aux élections et légitimé la violence contre tout ce qui représente l’État et le capitalisme bourgeois.
Dans les manifestations, les « black blocs » sont les héritiers de cette théorisation et pratique de la violence. Dans les villes, ce sont eux qui forment les groupes autonomes d’« antifas » qui n’hésitent pas à bousculer la gauche parlementaire et qui se disputent les rues avec l’ultra-droite. Le plus connu est l’Action antifasciste Paris-Banlieue, à laquelle appartenait le jeune Clément Méric, tué en 2013 par un militant d’ultra-droite. À Lyon, son équivalent était le Groupe antifasciste Lyon et environs, lui-même dissout en 2022.
L’ultra-droite figure également dans la ligne de mire de l’Élysée. Plusieurs mouvements appartenant à cette mouvance ont en effet revendiqué l’appartenance de Quentin Deranque. La plupart appartiennent au courant néofasciste ou nationaliste-révolutionnaire. D’une part Audace, dernier avatar de plusieurs organisations dissoutes en conseil des ministres : Groupe union défense (GUD), Bastion social puis Lyon populaire. Cette dernière a été dissoute en juin 2025, en même temps que la Jeune Garde. D’autre part Allobroges Bourgoin-Jallieu, un groupuscule qui a envoyé le 10 mai 2025 une délégation à la manifestation parisienne organisée par le Comité du 9-Mai (C9M). Parmi eux, selon les photos qui circulent sur les réseaux sociaux : Quentin Deranque.
Le C9M initie tous les ans une manifestation unitaire pour commémorer la mort, en 1994, d’un militant d’ultra-droite. Sur le modèle de celle organisée à Lyon en hommage à Quentin Deranque. Dans la foule, en effet, ce samedi 21 février, de nombreuses figures de l’ultra-droite, la dissolution de groupuscules nationalises-révolutionnaires et identitaires ayant favorisé des convergences par-delà les anciennes divergences idéologiques. Et même un assistant parlementaire du RN, Vincent Claudin, également issu de Lyon Populaire.
Jordan Bardella avait pourtant demandé à ses cadres et élus de ne pas y participer en raison de « certains organisateurs, indéniablement liés à l’ultra-droite et que nous refusons de côtoyer par cohérence avec notre ligne ». Le Rassemblement national (ex-Front national) a historiquement entretenu des liens avec l’extrême droite radicale, dont il est issu. En prenant la présidence du parti, en 2011, Marine Le Pen a tenté de dresser une frontière étanche. Ce que l’émergence en 2022 d’Éric Zemmour a facilité, en attirant les identitaires.
Mais plusieurs phénomènes expliquent de nouvelles convergences. Tout d’abord, le retour dans le giron du RN d’identitaires ayant suivi Marion Maréchal, après sa rupture avec Éric Zemmour et la création du parti Identité-Libertés. Ensuite, la recherche par un RN, en pleine ascension électorale d’assistants parlementaires, de cadres locaux et de candidats aux élections municipales. Sans pouvoir ou vouloir se permettre d’être trop regardant sur les profils : Jordan Bardella, désormais président du parti, étant davantage ouvert que Marine Le Pen aux notions les plus radicales issues des théories identitaires.
Laurent de Boissieu