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COURSE AU VACCIN

Publié le 10/11/2020 à 15:48 par papilacabane Tags : course sur base france monde centre femmes prix chez argent gain cadre pouvoir

Covid-19 : une nouvelle percée dans la course au vaccin L’Américain Pfizer a annoncé lundi 9 novembre des résultats encourageants. La recherche sur le vaccin contre le Sras-CoV-2 avance. Dix essais ont atteint la phase III, avec des tests à grande échelle.

Explication

Lecture en 3 min.

Covid-19 : une nouvelle percée dans la course au vaccin

 

Les attentes viennent de techniques innovantes à base d’ADN et ARN. Thomas Peter/REUTERS

 

Un vaccin pour 2021 ? Une hypothèse de plus en plus ­réaliste à en croire l’annonce du laboratoire américain Pfizer, le 9 novembre : selon des résultats partiels, le vaccin qu’il développe avec l’allemand Biontech serait « efficace à 90 % ».

À la suite de l’annonce du laboratoire américain, le président élu des États-Unis, Joe Biden, a dit voir un signe d’« espoir », tout en prévenant que la « bataille »était encore loin d'être gagnée. « Je félicite les femmes et les hommes talentueux qui ont contribué à réaliser cette percée et à nous apporter tant de raisons d'espérer », a-t-il dit dans un communiqué, indiquant que ses conseillers en santé publique avaient été informés dès dimanche soir de cette « excellente nouvelle ».

→ EXPLICATION. Vaccin contre le Covid, la bataille des doses

Électrisée par l’annonce d’un vaccin efficace, Wall Street a ouvert en trombe, faisant bondir les titres des secteurs qui ont le plus souffert de l'épidémie. L’action Pfizer s’est, elle, envolée à la Bourse de New York. Elle était en hausse de plus de 11% % en début d’après-midi, après avoir atteint les 17 % un peu plus tôt.

Techniques innovantes

Le vaccin de Pfizer fait partie des dix essais actuellement en phase III, l’étape ultime avant l’autorisation de mise sur le marché. Avec des tests sur des cohortes de milliers de personnes (environ 30 000 par essai), cette phase doit démontrer l’efficacité du produit ou, au contraire, son échec. « Il y a de vraies raisons d’espérer, assure le virologue Étienne Decroly. Le nombre de stratégies vaccinales testées – quatre différentes – est inédit. »

Les attentes viennent de techniques innovantes à base d’ADN et ARN. « Il s’agit d’envoyer une information génétique aux cellules pour qu’elles produisent des protéines S, les protéines Spike, explique Bruno Pitard, biologiste, du centre de recherche en cancérologie et immunologie de Nantes-Angers. Ce processus va déclencher une réaction immunitaire et produire des anticorps contre cette même protéine présente dans le virus Sras-CoV-2.»

Cette stratégie se décline de deux façons distinctes : à partir de virus naturels, les adénovirus, ou en utilisant des assemblages synthétiques de molécules. La première est développée par deux laboratoires : le britannique AstraZeneca et l’américain Johnson & Johnson. La phase III de leurs essais, qui avait été interrompue à l’été 2020, vient de reprendre. La seconde, développée par deux américains, ­Pfizer, qui vient, en partenariat avec Biontech de dévoiler des premiers résultats prometteurs, et Moderna, est désormais la plus avancée, avec en cas de succès une fabrication début 2021. « Cette stratégie est la plus prometteuse, assure Bruno Pitard. La protéine S est assez immunogène, elle provoque facilement la formation d’anticorps. »

Accélération de la démarche scientifique

En France, Sanofi s’est associé avec le britannique GSK et l’américaine Barda pour travailler sur une autre forme de vaccin. À base de protéines, avec un adjuvant, celui-ci cible directement la protéine S, avec des techniques qui ont déjà fait leurs preuves contre l’hépatite B et le cancer du col de l’utérus. Cet essai est conjointement dans ses phases I et II. Quant aux vaccins déjà disponibles en Chine, fabriqués par le laboratoire Sinovac, ils utilisent la stratégie historique qui consiste à inactiver le virus et à l’inoculer. Mais des inconnues demeurent à ce stade sur leur efficacité.

→ ANALYSE. Covid-19 : l’étape décisive de l’essai des vaccins sur l’homme

Outre le nombre de pistes, la course au vaccin se caractérise par l’accélération de la démarche scientifique. « Normalement, chaque phase dure plusieurs années et elles ne se chevauchent pas, rappelle Étienne Decroly. La recherche va vite, pressée par la pandémie. Le risque, avec le manque de recul, c’est que le vaccin mis au point ne soit pas efficace à long terme. » Faute de temps, la durée réelle de l’immunité fait partie des inconnues qui demeureront en cas de découverte d’un sérum. Elles sont nombreuses aussi du côté de la fabrication et de la logistique : les tentatives les plus avancées, par exemple, se conservent à des températures très froides, entre – 70 °C et – 20 °C. L’espoir est là, mais la lutte contre l’épidémie loin d’être terminée.

Vaccin contre le Covid, la bataille des doses Certains États financent massivement les laboratoires dans leur course au vaccin, exigeant, en contrepartie, des doses pour leur population.

Explication

Lecture en 4 min.

Vaccin contre le Covid, la bataille des doses

 

Un laborantin effectuant des recherches sur un vaccin contre le Covid-19, en Chine. Thomas Peter/Reuters

 

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Les milliards défilent, avec un objectif : vaincre l’ennemi numéro un, le Covid-19. Puisque le virus ne disparaît pas avec le temps, les gestes barrières et les mesures de confinement, le vaccin concentre tous les espoirs. Parmi la centaine de candidats vaccins, dix sont déjà parvenus à la phase finale de tests à grande échelle.

→ À LIRE. Covid-19 : une nouvelle percée dans la course au vaccin

Pour mener cette recherche à marche forcée, les grands groupes pharmaceutiques mondiaux et les « biotechs » (de jeunes entreprises qui s’appuient sur des technologies modernes), se financent grâce à des investissements publics. « C’est sans doute inédit d’avoir autant de fonds publics, venant des États, mobilisés sur une recherche en particulier », remarque Nathalie Coutinet, économiste spécialiste de la santé.

Les délais étant réduits, l’investissement doit être massif pour mener les essais cliniques, financer les capacités de production et sécuriser un approvisionnement en matières premières. Il est difficile de quantifier les sommes d’argent qui transitent entre États et laboratoires, les contrats n’étant pas publics. « Mais on sait par exemple que les États-Unis ont investi plus de 10 milliards de dollars dans plusieurs laboratoires », explique Frédéric Bizard, économiste et professeur à l’ESCP Europe. L’Union européenne (UE), quant à elle, mobilise une partie importante d’un fonds de 2,7 milliards d’euros pour soutenir la mise au point d’un vaccin et son approvisionnement. Des sommes qui s’ajoutent à celles versées par les États membres.

800 millions de doses de vaccin pour les États-Unis

Si les candidats vaccins ne passeront pas tous la phase des essais cliniques, investir dans ce marché à haut risque vaut la peine, car les contreparties sont importantes : en finançant les laboratoires, les États réservent en effet de futures doses pour leurs populations. « Les États-Unis ont déjà acheté 800 millions de doses de vaccin», constate Frédéric Bizard. L’Union européenne en a réservé 1,1 milliard.

Les États qui le peuvent investissent dans plusieurs laboratoires à la fois. «Puisque personne n’est en mesure de dire quelle firme trouvera le vaccin, il ne faut pas mettre ses œufs dans le même panier », décrypte Nathalie Coutinet. Ainsi, l’Union européenne a par exemple signé des accords de précommande avec Sanofi-GSK (300 millions de doses), CureVac (225 millions) ou encore Moderna (80 millions).

« Forcément, il y aura des centaines de millions de doses qui ne seront pas utilisées, explique Frédéric Bizard. Mais c’est un raisonnement coût-bénéfice : même si seulement 10 % des vaccins peuvent être utilisés, c’est un gain de temps précieux dans la maîtrise de l’épidémie, on réduit l’incertitude et la paralysie de l’économie. »

« Le jeu en vaut la chandelle »

L’économiste prend pour référence les propos du ministre de l’économie Bruno Le Maire, qui a estimé qu’un mois de confinement coûtait 15 milliards d’euros à l’État. « La somme de 1,5 milliard d’euros, prévue pour la vaccination dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2021, c’est peu par rapport au bénéfice attendu »,calcule Frédéric Bizard. La Commission européenne partage ce constat. Dans un communiqué de juin 2020, elle écrit : « Pouvoir accéder plus rapidement à un vaccin a une valeur énorme, en termes de vies sauvées et de dommages économiques évités. Le jeu en vaut la chandelle. »

Un « jeu » dont les règles ne sont pas clairement définies : « Même s’il s’agit d’argent public, les accords se font dans le cadre de la liberté contractuelle », détaille Nathalie Coutinet. Les États négocient directement avec les laboratoires de leur choix. L’exemple des États-Unis, selon Frédéric Bizard, est évocateur : « Ils ne donnent de l’argent qu’à la condition d’être servis en premier. » « Les discussions sont très obscures, on ne sait pas s’il y a des clauses dans les contrats qui permettent de ne pas perdre la totalité des investissements en cas d’échec », abonde Nathalie Ernoult, responsable de plaidoyer chez Médecins sans frontières (MSF).

Cette dernière regrette le « manque de transparence» sur l’utilisation de cet argent public : « On est sur un marché captif, les industriels l’ont bien compris. »

Enjeu politique

Derrière l’empressement à multiplier les investissements se cache aussi un enjeu politique. « Que dirait-on d’un pays qui n’aurait pas effectué de précommandes ? Les États ne peuvent se permettre de dire “on achètera des doses quand le vaccin sera prêt”. Parce qu’à ce moment-là, il n’y en aura plus », assure Nathalie Coutinet. Selon l’économiste Frédéric Bizard, « les pays ont déjà acheté plus de doses que ce qui pourra être produit les deux premières années ».

Et quid de ceux n’ayant pas les moyens de financer les laboratoires ? Le programme mondial ­Covax, en partie géré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a pour objectif de fournir 2 milliards de doses aux pays qui y ­adhèrent. La plateforme permet une mise en commun des fonds abondés par les pays les plus riches – qui peuvent eux-mêmes bénéficier de doses – et de l’argent de l’aide publique au développement. Grâce à ce mécanisme, les pays à plus faibles revenus pourraient recevoir des doses gratuitement ou à prix réduit. « Mais les États riches impliqués suivent une logique de charité plutôt que de solidarité, regrette Julia Heres Garcia, de l’organisation Oxfam. Pour le moment, seuls 3,3 milliards d’euros d’engagements ont été annoncés, une somme qui ne permet pas de répondre aux besoins. » Les États-Unis et la Russie, notamment, n’ont pas souhaité participer au dispositif.

Pour une répartition équitable des vaccins

« Les précommandes européennes comprennent aussi des doses pour les pays du Sud, précise Nathalie Coutinet. Mais la mise sur le marché du vaccin va s’échelonner dans le temps. Il en manquera forcément au début. Va-t-on accepter de dire à certains qu’ils n’auront pas de vaccin car on en fournit à d’autres pays ? »

Pour les pays à revenu intermédiaire, la situation n’est pas meilleure : « Ils ne bénéficient pas vraiment de l’aide publique au développement et ne sont pas assez riches pour pouvoir se payer les vaccins », déplore Nathalie ­Ernoult à MSF. Selon Julia Heres Garcia, une répartition équitable des vaccins passe par « le partage de la propriété intellectuelle, des savoir-faire, des technologies et des données ». Pour que l’antidote tant attendu profite à tous.

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L’ONU demande une plus grande collaboration scientifique

Les chefs de l’Unesco, de l’OMS et du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, agences de l’Organisation des nations unies (ONU), ont lancé un appel conjoint aux États en faveur de la « science ouverte », mardi 27 octobre. Face à la crise sanitaire mondiale, ces institutions demandent à favoriser la coopération scientifique. Elles plaident pour la libre circulation des données et résultats scientifiques entre les pays et pour un partage de technologies sur les tests et vaccins.