homme image sur vie amour monde homme travail mort heureux création dieu art livre internet
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· CULTURE (69)
· L'ACTUALITE (65)
· JARDIN (80)
· LA LECTURE (114)
· HUMEUR,HUMOUR ! (47)
· LES SCIENCES (85)
· RELIGION (65)
· HISTOIRE DE LA FAMILLE (47)
· PRIER (70)
· POESIE (62)
dans nos députés beaucoup ne servent à rien ,qu il soit de droite d'extrême droite ou la bande à mélenchon
Par Anonyme, le 28.08.2025
le"systême" s'est mis en place il y a logtemps à sept-fonds. deux "jeunes"moines , vers les années 7o, s'étaie
Par Yon, le 21.07.2025
merci frère de votre courage à nous partager votre souffrance. je vous prends dans la prière.
pers onnellemen
Par Anonyme, le 17.07.2025
ouedraogo,jose ph
Par Anonyme, le 31.08.2024
+229 95 67 77 26 retour d'affection immédiat
l e grand maître spirituel gambada djogbe apporte une aide pré
Par lutter-contre-coro, le 18.08.2024
· MILLARDAIRES
· SAINT JOSEPH ,PERE.PAR LE PAPE.
· lES EMIRATS ARABE UNIS
· FORUM DE DAVOS
· LA VAGUE VERTE
· LA TURQUIE
· ALLOCATIONS FAMILIALES
· ELECTIONS AMERICAINES
· ELECTIONS
· AVEC MACRON ?
· LES PARASITES
· MARITAIN
· 1200MILLARDS DE DOLLAR SUR LES INFRASTRUCTURES
· LAFILIERE
· LE CORAIL
Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
10.02.2026
12266 articles
Lecture en 4 min.
P. M. de V. : Oui, bien sûr, et en même temps pas du tout ! Dans la Bible, le terme ciel désigne une réalité très vaste. D'une manière générale, le ciel, c'est tout ce qui n'est pas la terre. Le couple ciel et terre englobe la totalité de la Création, avec la terre qui nous est familière. Le ciel, c'est tout le reste. Au-delà du ciel visible que les astronomes peuvent explorer aujourd'hui, c'est toute la mécanique de la Création qui pour une grande part échappe à nos yeux.
P. M. de V. : Non, et d'autant plus qu'entre la terre et le ciel il y a une frontière. Cette frontière est désignée par le mot «firmament», c'est une sorte de voûte solide. Dans l'Ancien Testament, comme dans les cultures de l'ancien Orient, on considère le cosmos un peu comme un immeuble avec des étages. Au rez-de-chaussée se trouve la terre, et au-dessus les étages du ciel. Le rez-de-chaussée et le premier étage sont séparés par la voûte du firmament, qui fonctionne un peu comme une glace sans tain.
P. M. de V. : Quand vous êtes au ciel, vous pouvez voir la terre, et même franchir la frontière, mais quand vous êtes sur terre vous ne voyez rien du ciel, et a fortiori, sauf circonstances exceptionnelles, vous ne pouvez pas passer de l'autre côté.
P. M. de V. : Les auteurs bibliques ont conçu le ciel un peu à l'image de la terre. Le Psaume 115 dit : "Le ciel, c'est le ciel du Seigneur. Aux hommes, il a donné la terre. La terre est le domaine des hommes, le ciel est le domaine de Dieu. On peut concevoir ce domaine comme celui d'un roi humain. Dieu est le roi du ciel, ce qui est dit à de nombreuses reprises dans la Bible, et son royaume doit être organisé comme les royaumes humains.
P. M. de V. : Exactement. D'abord, il a une cour. La cour, c'est ce qui donne une idée de la gloire du roi. Un roi solitaire serait un roi sans gloire. Pour les auteurs de la Bible, Dieu est entouré d'une immense cour, dont les courtisans ont pour fonction de chanter les louanges de leur souverain. Ce sont des myriades et des myriades d'anges qui chantent la gloire de Dieu. Ils sont souvent représentés dans l'art par les anges musiciens. Et puis Dieu a une armée. Il a d'ailleurs dans l'Ancien Testament le titre d'Adonaï Tsevaot, le Dieu des armées. Comme toute armée, elle a sa hiérarchie, et certains textes présentent Michel comme son général en chef. Cette armée céleste aura un rôle important dans les livres qui parlent de la fin des temps, dans l'Apocalypse notamment.
P. M. de V. : Oui, et tout homme devra se présenter devant ce tribunal. Dieu en est le juge, il y a aussi un avocat et un accusateur. On les voit à l'œuvre dans le livre de Job, dans celui de Zacharie… Le rôle de l'avocat est tenu par un ange, ou par Jésus lui-même dans certains passages du Nouveau Testament, et l'accusateur public est bien connu, c'est le fameux Satan. À l'origine en effet, le nom Satan est un nom commun qui signifie l'adversaire et, techniquement, l'adversaire de l'accusé, c'est-à-dire l'accusateur. Dans le livre de Job, le mot satan n'est pas encore un nom propre, c'est un nom commun.
P. M. de V. : Nous ne vivons plus dans une culture monarchique, organisée de cette manière, et certains épisodes de la Bible peuvent nous paraître très naïfs. Le mouvement des astres par exemple est actionné par des anges qui les poussent ou qui les tirent, et qui parfois ne font pas très bien leur travail, ce qui explique certains phénomènes curieux. Aujourd'hui bien sûr, nous ne pouvons plus tenir ce langage. Mais je crois que la grande richesse de ces textes réside dans le fait qu'ils nous disent que le ciel n'est pas vide, et que la Création dépasse largement ce que nous pouvons connaître sur la terre. Que le ciel soit habité, pas forcément par les angelots joufflus que l'on a peints à la Renaissance, c'est une question que se posent aujourd'hui les astronomes qui cherchent des exo-planètes ou de la vie dans l'univers. Cette quête qui commence dans la Bible n'est pas vaine, parce que le monde est vaste et riche, et que la puissance créatrice de Dieu ne se cantonne pas à l'homo sapiens et à sa petite planète.
P. M. de V. : Il est habité par les anges qui sont les messagers de Dieu, un terme générique qui désigne des réalités très différentes. Et, dans une perspective plus moderne, car l'idée n'émerge qu'au IIe siècle avant Jésus-Christ, avec l'apparition de la croyance à la résurrection des morts, par tous ceux qui ont été fidèles au Seigneur et dont la mort ne rompt pas la fidélité. On trouve cette idée dans le livre de Daniel par exemple, et bien sûr dans le Nouveau Testament. La perspective de la résurrection est un des messages clés de l'enseignement de Jésus. Nous pouvons acquérir en Jésus-Christ une vie appelée à l'éternité, auprès de Dieu, dans un ciel qui n'est évidemment pas géographiquement localisable.
P. M. de V. : C'est une réalité, même si les mots que nous avons pour la décrire en sont assez éloignés. Nous sommes bien obligés d'utiliser le langage humain, ce qui explique que l'on en parle différemment selon les lieux et les époques. Mais il faut en parler, en étant conscients des limites du vocabulaire.
P. M. de V. : C'est ce qu'exprime la communion des saints, et dans le livre de l'Apocalypse il est dit qu'on trouvera auprès de Dieu et du Christ en gloire les martyrs chrétiens, qui participent dès à présent à cette vie.
P. M. de V. : C'est une notion moins constante dans la Bible. Pendant très longtemps, on ne s'est pas intéressé au séjour des morts. Il y a le Shéol, un peu mystérieux, comme un lieu souterrain, qui n'est pas présenté comme un lieu de supplice. On trouve l'idée d'un châtiment post-mortem dans le Nouveau Testament, avec l'image de la Géhenne de feu par exemple, et dans l'Apocalypse celle d'un lac de feu, mais qui n'appartient ni au ciel ni à la terre. C'est un espace autre, qu'on pourrait décrire comme une sorte d'incinérateur universel, qui détruira même la mort et même l'enfer.
Ce qui y disparaîtra, c'est ce dont nous serons heureux d'être débarrassés ! Le fameux Satan, les bêtes de l'Apocalypse et tous les fauteurs de mal qui sont hostiles à Dieu et à son projet. Tous ceux qui ont confiance en l'amour de Dieu n'ont pas de crainte à avoir.