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voià comment tu pries

Publié le 05/02/2017 à 12:44 par papilacabane Tags : monde background nuit femmes poème
voià comment tu pries

Mary Oliver, “Five A.M. in the Pinewoods”, New and Selected Poems, Boston, Beacon Press, 1992, p. 83.

Cinq heures du matin dans la pinède

J’avais vu
les empreintes de leurs sabots
dans l’épaisseur des aiguilles de pin
et je savais

qu’elles achevaient la longue nuit sous les pins,
marchant comme deux belles femmes muettes
vers la profondeur de la forêt,
aussi je me suis levée alors qu’il faisait encore nuit

et j’y suis allée. Elles sont arrivées
lentement en descendant la colline
et m’ont regardée
assise sous les arbres bleus,

timidement elles se sont approchées
et m’ont regardée fixement sous leurs cils épais,
elles ont même mordillé
quelques brins d’herbe humide.

Ceci n’est pas un poème sur un rêve,
bien qu’il puisse l’être.
C’est un poème sur le monde
qui est le nôtre, ou pourrait l’être.

Finalement l’une d’elles – je le jure ! –
serait venue dans mes bras mais l’autre
donna un coup sec de son sabot dans les aiguilles de pin
comme un petit rappel à la raison,

et elles s’en allèrent ensemble
à travers les arbres.
Quand je m’éveillai
j’étais seule.

 

Je pensais :
voilà comment tu nages vers le dedans,
voilà comment tu coules vers le dehors,
voilà comment tu pries.