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LE PEN

Publié le 12/04/2022 à 09:09 par papilacabane Tags : sur bonne france monde belle pouvoir
Le Pen à la recherche d’un « front anti-Macron » Le Pen à la recherche d’un « front anti-Macron »

 

Marine Le Pen, ce lundi 11 avril, lors de son arrivée à son QG où elle tenait un « bureau de campagne élargi ». Dans les prochains jours, la candidate du RN va tenter d’attirer les électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Thomas Padilla/MaxPPP

 

Jusqu’au dernier moment, France/Marine-Le-Pen" title="Marine Le Pen" target="_self">Marine Le Pen a retouché son discours du France/Presidentielle-2022-2784-Macron-2315-Le-Pen-resultats-definitifs-1er-tour-2022-04-11-1201209797" title="premier tour" target="_self">premier tour, le 10 avril. Elle voulait en muscler la « dimension sociale », raconte un proche, devant le score réalisé par France/Jean-Luc-Melenchon" title="Jean-Luc Mélenchon" target="_self">Jean-Luc Mélenchon(21,95 %). Pas besoin d’être fin analyste pour saisir, dans son allocution, les appels du pied aux électeurs de gauche. La représentante du Rassemblement national (RN) n’y renie ni « l’idée millénaire de nation et de peuple » ni le contrôle de l’immigration, mais elle prend soin d’insister sur la « retraite en bonne santé », les « droits garantis », les « salaires et pensions » et autre « système de santé de qualité », le tout pour « recoudre les multiples fractures dont souffre une France trop déchirée ».

Plus qu’une réécriture précipitée par les résultats, sa première intervention pose une bonne partie de sa stratégie pour les deux prochaines semaines : agréger les mécontents du quinquennat d’France/Politique/Emmanuel-Macron-2017-02-13" title="Emmanuel Macron" target="_self">Emmanuel Macron, d’où qu’ils viennent. Même ceux que les fondamentaux de l’extrême droite – immigration et identité – devraient rebuter. Si Marine Le Pen a bien amélioré son score de 2017 (23,15 % contre 21,3 %), elle sait que l’apport naturel des voix souverainistes – Éric Zemmour (7,07 %) et Nicolas Dupont-Aignan (2,06 %) – ne lui permettra pas de rivaliser avec le président sortant. D’où la nécessité de séduire dans les rangs des Insoumis.

Officiellement, la députée du Pas-de-Calais poursuivra une France/Presidentielle-2022-Marine-Le-Pen-campagne-selfie-radars-2022-04-02-1201208353" title="campagne de « proximité »" target="_self">campagne de « proximité » qui, depuis l’automne, fait la part belle à la promotion du pouvoir d’achat. En coulisses, les éléments de langage fusent pour imposer aux électeurs un dilemme entre les projets des deux finalistes sur les questions économiques et sociales. Jean-Philippe Tanguy, son directeur adjoint de campagne, conditionne une victoire le 24 avril au maintien en équilibre de « trois assiettes chinoises » : « Faire voter nos classes populaires ; convaincre les classes moyennes ; séduire un maximum d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon. »Pour ce dernier objectif, l’arme est toute trouvée : la promesse d’une retraite à 60 ans pour les travailleurs les plus précoces. « Je ne vois pas les gens qui bossent voter pour la retraite à 65 ans », grince un stratège, en référence au programme d’Emmanuel Macron.

« Les droits sociaux sont le seul patrimoine de ceux qui n’en ont pas », martèle partout Philippe Olivier, le principal conseiller de Marine Le Pen, à la recherche du « peuple » contre « l’oligarchie ». Reste qu’une majorité des électeurs de gauche devrait refuser de basculer de l’autre côté de l’échiquier. « Le côté repoussoir de l’extrême droite semble avoir vécu, ouvrant le champ des possibles à Marine Le Pen, mais le rapport de force lui est toujours défavorable », explique Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’Ifop. Le sondeur évalue à 23 % la part des partisans de Jean-Luc Mélenchon prêts à basculer au deuxième tour vers le RN – contre 33 % pour le président sortant et 44 % d’abstentionnistes ou votes blancs. « Les électeurs de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon constituent pourtant les deux segments les plus critiques à l’égard d’Emmanuel Macron », rappelle l’analyste.

Une méfiance sur laquelle la quinquagénaire ne demande qu’à capitaliser. Elle revendique d’autant plus la défense des « droits sociaux » et du pouvoir d’achat qu’ils lui permettent de jouer « l’antithèse » du programme du chef de l’État. « À gauche, comme à droite, on a des atouts qui peuvent séduire tout le monde,espère l’eurodéputé (RN) Gilles Lebreton. Beaucoup vont, de toute façon, se dire que la seule façon d’en finir avec Macron est de voter Marine. »

À la recherche d’un « front anti-Macron », l’ancienne avocate n’en a cependant pas fini avec le « front républicain ». Les résultats à peine connus, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Fabien Roussel ou Valérie Pécresse ont appelé à faire barrage à Marine Le Pen et à l’extrême droite. « Il faut les enjamber, ces dirigeants qui ne comprennent pas que le peuple est conscient qu’il va être tondu sans changement », écarte Jean-Philippe Tanguy. « On a besoin de rassembler, mais surtout, de rassurer, en déroulant des mesures concrètes face au président de la casse des services publics et des manifestations, prévoit Louis Aliot, maire (RN) de Perpignan. Après, la diabolisation… Mitterrand a été diabolisé en 1981. On annonçait les chars dans Paris. Il a gagné et rien ne s’est passé. »