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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour : 16.03.2026
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MARINE LE PEN

Publié le 15/04/2022 à 09:46 par papilacabane
La « nouvelle campagne » périlleuse de Le Pen La représentante du RN ne bénéficie plus du « paratonnerre » Éric Zemmour et voit son message brouillé par les polémiques. La « nouvelle campagne » périlleuse de Le Pen

 

La candidate du Rassemblement national Marine Le Pen en déplacement à Soucy (Yonne) le 11 avril.Olivier Lejeune/Le Parisien/MaxPPP

 

Promis, jurait l’entourage de Marine Le Pen : sa campagne du second tour ne dévierait pas de celle du premier. Encore des déplacements et des marchés pour l’autoproclamée candidate du pouvoir d’achat. « Marine ne va rien bouleverser : elle va continuer à faire de la proximité, pour tendre la main à tous ceux qui veulent faire face à Macron », confirmait son porte-parole Franck Allisio, sitôt les résultats du 10 avril proclamés. La preuve : dès le lendemain, elle se rendait chez un agriculteur de l’Yonne pour parler économie et social.

Mais la visite chez le céréalier, bien connu du Rassemblement national (RN), a surtout été organisée en vitesse pour couvrir la virée au même moment du chef de l’État dans le Grand Est. Car la députée du Pas-de-Calais a décidé de changer de braquet et lancé une « nouvelle campagne ». Finies les seules pérégrinations aux quatre coins de la France pour dérouler ses promesses. Place à des conférences de presse solennelles sur le régalien. « L’idée, c’est de parler de la future dirigeante, de ce qu’elle sera et fera, résume Renaud Labaye, son directeur de cabinet. Sans forcément taper sur Macron : Marine a dégagé une vraie sérénité depuis l’automne, on ne va pas commencer à s’énerver maintenant. »

Derrière l’objectif affiché de renforcer sa carrure présidentielle, le but est de « rassurer » les électeurs soucieux d’une accession au pouvoir de celle qui refuse toujours l’étiquette d’« extrême droite » : « Une qualification vaseuse sans aucune validité historique, argue d’ailleurs Jean-Philippe Tanguy, son directeur adjoint de campagne. Nous, nous sommes pour la liberté des médias, les libertés publiques et le refus de la violence, alors que l’extrême droite, c’est le refus de la démocratie. »

Mais loin des séquences en catimini, sans parasitage, des derniers mois, Marine Le Pen a surtout passé son début de semaine à se dépêtrer de polémiques concernant son respect des valeurs républicaines. La liberté de la presse, déjà. En marge d’une conférence de presse sur « la démocratie et l’exercice du pouvoir », mardi à Vernon (Eure), la représentante du RN a été questionnée sur le refus d’accès de certains médias – parmi lesquels l’émission « Quotidien » de TMC – à sa soirée électorale du 10 avril. « J’assume » d’autoriser ou non les accréditations, et de dénier à certains « programmes de divertissement » la qualité de journalistes, a-t-elle campé. Un tollé s’est ensuivi, rappelant d’anciens épisodes de censure de son parti. Emmanuel Macron n’a pas manqué d’y faire allusion le soir même : « Quand l’extrême droite se met à dire “Je choisis les journalistes qui viennent ou qui ne viennent pas”, elle fait la même choseque(Viktor Orban) en Hongrie : méthodiquement, progressivement, réduire et dégrader les droits. »

Deuxième conférence presse, nouvelle controverse. S’exprimant mercredi sur la diplomatie, Marine Le Pen a été interrompue par une militante écologiste brandissant une photographie l’affichant aux côtés de Vladimir Poutine. Immédiatement ceinturée, l’activiste a été traînée sur le sol jusqu’à la porte par un homme. Un des « policiers de Monsieur Darmanin » chargés de la protection des personnalités, a dans un premier temps renvoyé la candidate. Avant de rétropédaler et de confirmer qu’il s’agissait d’un membre de son service d’ordre. Il n’en fallait pas plus pour réveiller les vieux démons de l’ex-FN en matière de violences.

Comme si Marine Le Pen souffrait désormais de l’absence d’Éric Zemmour et de sa radicalité, si précieuse pour éclipser sa concurrente du camp nationaliste sous les radars médiatiques. « Il nous a servi de paratonnerre, à prendre sur lui tous les coups de la foudre », jubilait Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du RN, à la veille du premier tour. L’ancienne avocate doit à nouveau composer avec une attention redoublée sur son programme et le zèle de ses opposants. De quoi affecter sa stratégie de normalisation et d’ouverture en vue du second tour.

Derrière l’envie de s’adresser à tous les électeurs qui n’ont pas choisi Emmanuel Macron, Marine Le Pen vise ceux de Jean-Luc Mélenchon. « Aller voter pour la retraite à 65 ans ou le salaire des profs modulé au mérite serait assez particulier pour des électeurs aux antipodes de ces idées », a-t-elle glissé mardi, en référence au programme de son adversaire. Son meeting prévu à Avignon, jeudi soir, tombait à point pour relancer son entreprise de séduction : Jean-Luc Mélenchon est arrivé largement en tête dans la préfecture du Vaucluse.