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Par Anonyme, le 28.08.2025
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Par Yon, le 21.07.2025
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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
12.03.2026
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Portrait
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Guillaume Bottazzi a installé son atelier à Bruxelles, après avoir vécu notamment aux Etats-Unis et au Japon. Guillaume Bottazzi
Ce peintre français installé à Bruxelles investit l’espace public avec des œuvres aériennes et colorées qu’il décrit volontiers comme thérapeutiques. Un créneau porteur, à l’heure où la santé mentale est érigée en cause nationale.
Son nom ne vous dit sans doute rien, pourtant vous faites peut-être partie des centaines de personnes qui passent chaque jour devant l’une de ses peintures, à Marseille, Lyon, Paris. Ou dans le quartier d’affaires de la Défense, qui a vu surgir, face à la Grande Arche, son immense diptyque coloré de 144 m2 dans le cadre des Jeux Olympiques de l’été 2024. « C’est la plus grande œuvre à ciel ouvert de France », annonce Guillaume Bottazzi, en picorant un gâteau à l’amande dans un café-librairie de l’est parisien.
Les superlatifs reviennent souvent lorsqu’on évoque le travail de cet artiste aux faux airs de Frédéric Mitterrand, dont il partage la voix un peu grésillante. Ses œuvres in situ sont particulièrement appréciées au Japon, où il a vécu dix ans, et dont il a signé la plus grande peinture murale en 2011 : 900 m2 de courbes et d’arrondis jaunes, rouges et orangées épousant la façade du Musée d’art international de Miyanomori, à Sapporo. À Bruxelles, où ce Lyonnais d’origine a son atelier depuis 2012, beaucoup connaissent sa fresque géante de 16 mètres sur 7, installée au cœur du quartier européen d’Etterbeck, en hommage aux attentats du 22 mars 2016.
Ocytocine et dopamine« En trente ans, j’ai réalisé une centaine d’œuvres dans l’espace public », explique-t-il, en sortant de son sac deux pochettes remplies de photographies de ses travaux et d’une bibliographie retraçant son parcours. « Je ne savais pas trop ce qu’il fallait prendre »,s’excuse-t-il, inquiet de ce à quoi pourrait ressembler un portrait de lui dans un journal. « J’ai une vie un peu compliquée… Et puis je suis sensible », prévient-il.
Guillaume Bottazzi se réclame de la neuro-esthétique, un terme inventé à l’aube des années 2000 par le neurobiologiste franco-britannique Semir Zeki pour désigner l’étude scientifique des effets de l’art sur le cerveau. « Mes œuvres produisent de l’ocytocine ( « l’hormone de l’amour », NDLR) et de la dopamine(la « molécule du plaisir ») », affirme Guillaume Bottazzi. En clair, elles rendent heureux. Ce n’est pas lui qui le dit, mais Helmut Leder et Marcos Nadal, les deux scientifiques de l’université de Vienne qui lui ont consacré une étude (1). Publiée en 2017, celle-ci montre que la contemplation de ses travaux réduit l’anxiété de celle ou celui qui les regarde.
Angélique ?« Semir Zeki a montré que les peintures de Lucian Freud activaient l’amygdale, une zone liée au reptilien, c’est-à-dire à la peur, tandis que Jean-Auguste-Dominique Ingres active celles qui sont liées au beau, c’est-à-dire le désir et le sentiment amoureux. »Lui se situe résolument du côté du peintre néoclassique :« En ce moment, les artistes cherchent plutôt à déranger, surprendre. Moi, je veux d’abord faire du bien. »Angélique ? Peut-être. Mais sincère à n’en pas douter.
« Il y a des milliers de publications qui montrent que l’environnement modifie notre façon de vivre le monde. Même l’OMS le dit », reprend-t-il. Et si le thème de la santé mentale a le vent en poupe depuis la crise du Covid, il n’a jamais été question pour lui d’investir un quelconque créneau. « Les courbes, les couleurs, tout ça, ce n’est pas calculé, c’est moi. J’ai toujours fait des œuvres in situ, parce que cela permet de toucher un public de milieux sociaux et d’âges très différents. Pour moi ce qui est important, c’est d’intervenir dans le quotidien des gens, parce que cela permet d’introduire mes créations dans le registre des expériences personnelles de chacun, qu’il soit chef d’une entreprise du CAC 40 ou carreleur », développe l’artiste, nourri de sociologie.
Loin des mondanitésC’est aussi pour cette raison qu’il ne donne jamais de titre à ses œuvres. « Je veux laisser le spectateur libre de se les approprier et de projeter son propre imaginaire », explique-t-il. S’il a souvent les honneurs des magazines d’art et de design, Guillaume Bottazzi se tient volontairement à distance des vernissages et autres mondanités. Ses œuvres sont presque toujours des commandes venant de musées, de municipalités ou d’entreprises.
La peinture a toujours fait partie de sa vie, raconte-t-il, comme une évidence. Né en 1971 d’un père qu’il n’a pas connu et d’une mère architecte, il passait les fins d’après-midi dans le cabinet maternel, entourés de plans et de croquis. À l’adolescence, il prend son indépendance, part dans le sud de la France, à Nice, pour peindre la mer, puis à Florence, en Italie, où il vit à moitié dans la rue, avant de s’installer à New-York. Guillaume Bottazzi n’a jamais fait de petits boulots pour subsister. Cela ne lui laissait pas d’autre choix que de vivre de son art. Pas d’autre choix que d’être heureux.
(1) L’art des courbes dans le monde réel : un regard psychologique sur l’art de Guillaume Bottazzi
Sa boussole
La simplicité
Marie-Thérèse. C’est sur son amour qu’il a bâti sa confiance. « Il y avait presque un siècle d’écart entre elle et moi, mais c’est en grande partie par elle que j’ai été élevé,raconte-t-il. Petit, je faisais des dessins d’elle un peu partout. J’étais obsédé par cette femme. Je vais peut-être paraître un peu sentimental, mais son amour m’a nourri et donné beaucoup de force. Elle m’a aussi transmis la simplicité. Elle qui travaillait comme bonne chez les gens ne jugeait jamais personne. Je lui dois beaucoup. »