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dans nos députés beaucoup ne servent à rien ,qu il soit de droite d'extrême droite ou la bande à mélenchon
Par Anonyme, le 28.08.2025
le"systême" s'est mis en place il y a logtemps à sept-fonds. deux "jeunes"moines , vers les années 7o, s'étaie
Par Yon, le 21.07.2025
merci frère de votre courage à nous partager votre souffrance. je vous prends dans la prière.
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Par Anonyme, le 17.07.2025
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Par Anonyme, le 31.08.2024
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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
12.03.2026
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Analyse
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Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, alors ministre des armées, le 14 juillet durant la parade militaire sur les Champs-Élysees. Ludovic Marin / AFP
Depuis la Slovénie, Emmanuel Macron a mis Sébastien Lecornu dans l’embarrasen refusant d’utiliser le terme de « suspension » concernant la réforme des retraites. Face aux députés, le premier ministre a tenté de rectifier le tir en promettant que le débat aurait bel et bien lieu, grâce à une lettre rectificative.
Emmanuel Macron ne s’éloigne jamais tout à fait de la politique intérieure française. Alors qu’il promettait encore la semaine dernière de prendre ses distances avec celle-ci pour se concentrer sur les dossiers internationaux, le chef de l’État est revenu à la charge pour s’exprimer sur l’épineuse question de la réforme des retraites. Depuis Ljubljana en Slovénie, le président est venu contredire son premier ministre en annonçant qu’aucune « abrogation ni suspension »n’était sur la table à l’heure actuelle. Seul le « décalage d’une échéance »dans le temps, celle de l’âge de départ à la retraite, serait ainsi à envisager.
Une déclaration venant directement affaiblir la légitimité d’un Sébastien Lecornu qui ne doit pourtant sa survie à Matignon qu’à cette promesse de suspension en direction du Parti socialiste (PS). En contrepartie, la formation à la rose a accepté la semaine dernière de ne pas censurer le premier ministre. « Nous faisons un pari, un pari risqué dont seul l’avenir nous dira ce qu’il est », avait déclaré le président des députés socialistes, Boris Vallaud, à la tribune de l’Assemblée nationale, le 14 octobre.
Rassurer les oppositionsLes mots d’Emmanuel Macron n’ont pas tardé à faire réagir du côté de La France insoumise et du Rassemblement national, tous deux considérant depuis le début que cette promesse était un piège. « Macron joue la mise au pied du mur de ceux qui voulaient croire à un accord global qui n’a jamais existé(…) Macron est le centre du problème, c’est lui qu’il faut affronter », a martelé sur X le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, quand de son côté le RN, par la voix de Marine Le Pen, s’est déclaré « suspicieux sur la volonté du premier ministre de mettre en œuvre(cette) suspension ».
À l’Assemblée, Sébastien Lecornu s’est empressé de rectifier le tir auprès des oppositions lors des « questions au gouvernement ». « Le président s’est exprimé uniquement sur la mesure d’âge tout à l’heure en Slovénie et je suis allé plus loin lors de ma déclaration de politique générale »,a-t-il déclaré, confirmant une « suspension »tant du décalage de l’âge que de l’augmentation du nombre de trimestres de cotisation.
Dans le même temps, le premier ministre a cherché à lever « le doute » chez les parlementaires en annonçant qu’une lettre rectificative au projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) serait adoptée dès jeudi en conseil des ministres pour acter cette suspension. Lancée dans le débat public par le constitutionnaliste Benjamin Morel, la proposition de recourir à ce mécanisme permettrait concrètement d’intégrer cette suspension dans le texte initial examiné par le Parlement. Une proposition soutenue à la fois par le PS, LFI et le RN.
Une « carte blanche » qui n’en est pas vraiment uneTechnique, cette question du « véhicule législatif » a animé les couloirs de l’Assemblée nationale ces derniers jours. Pour les oppositions, une suspension par amendement, comme proposé au départ par le gouvernement, n’était qu’un leurre, le risque étant que cet amendement disparaisse en cas d’application du budget par voie d’ordonnance. Une réelle possibilité alors que le premier ministre s’est engagé à ne pas recourir à l’article 49.3 et que les chances d’une adoption du budget 2026 sont minces. D’autant que, en tentant d’éteindre un feu allumé directement par le chef de l’État, Sébastien Lecornu se prive d’un moyen de pression sur le PS. De fait, assuré de voir la suspension de la réforme des retraites inscrite dans la copie du gouvernement, les socialistes sont plus libres de voter contre ou de s’abstenir à l’issue de ces soixante-dix jours de travail budgétaire.
En dehors du Parlement, ce cafouillage au sein du duo exécutif révèle à quel point Emmanuel Macron peine à lâcher du lest sur cette réforme jugée au sein de son camp comme un pilier de son second quinquennat. Tutoyant une impopularité record, le chef de l’État avait pourtant donné « carte blanche » à son premier ministre lors de sa reconduction à Matignon.
Censé s’effacer au profit de son fidèle lieutenant afin de permettre l’adoption d’un budget avant la fin de l’année et d’éviter une nouvelle censure, Emmanuel Macron contribue au contraire à fragiliser l’autorité de son premier ministre, déjà en peine face à une Assemblée nationale prête à tout moment à le renverser. Depuis la Slovénie, le président, rappelant au passage que la réforme de 2023 « était nécessaire », a également laissé entendre que des « perspectives de référendum »sur cette question pourraient être envisagées – donnant une fois encore l’impression que, sur le dossier des retraites, les décisions se prennent toujours à l’Élysée.