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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour : 21.02.2026
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SYLVIECOLASETPIERRICK

Sylvie Colas et Pierrick Horel, agriculteurs : « L’urgence, c’est l’attractivité de nos métiers »

Entretien

Article réservé à nos abonnés. Sylvie Colas, ancienne secrétaire générale de la Confédération paysanne, et Pierrick Horel, président des Jeunes agriculteurs, photographiés sur leur exploitation, les 23 et 24 janvier 2026.

Sylvie Colas, ancienne secrétaire générale de la Confédération paysanne, et Pierrick Horel, président des Jeunes agriculteurs, photographiés sur leur exploitation, les 23 et 24 janvier 2026. Isabelle Souriment et Thomas Delsol pour La Croix L’Hebdo

Changement climatique, revenus en berne, colère syndicale : le monde agricole s’enlise dans une crise incessante. Alors que s’ouvre le Salon de l’agriculture, samedi 21 février 2026, Sylvie Colas, ancienne secrétaire générale de la Confédération paysanne, et Pierrick Horel, président des Jeunes agriculteurs, tous deux exploitants, débattent de l’avenir de l’agriculture française.

Comment vous est venue votre passion pour l’agriculture ?

Sylvie Colas :Oh c’était il y a longtemps ! Après quarante ans de vie professionnelle agricole, je viens tout juste d’être éligible à la retraite. Mes parents étaient eux-mêmes agriculteurs, dans les Yvelines puis dans le Gers. Ils ont migré dans le Sud-Ouest après avoir été expropriés. Il était devenu intenable d’être éleveur dans la région parisienne, l’urbanisation faisant monter le foncier en flèche.

J’ai donc grandi sur une ferme, puis j’ai filé à Toulouse pour intégrer la formation d’ingénieur de l’École supérieure d’agriculture de Purpan. C’est ici que l’on formait les cadres de l’agriculture de demain, une voie royale ! Mais cela ne me correspondait ni à moi ni à mon mari, que j’ai rencontré dans cette école. Une fois diplômés, nous avons lancé notre propre projet de serres maraîchères intensives et hors-sol.

Votre engagement pour l’agriculture biologique est donc venu après ?

S. C. : C’est ça. Très vite, on s’est aperçu que l’on allait dans le mur : on ne s’en sortait pas financièrement et le travail en monoculture n’avait rien de passionnant. Alors en 1992, nous avons pris un virage vers l’agriculture biologique et la polyculture-élevage, en se diversifiant dans la volaille de chair et les céréales. Convaincue par notre modèle et amoureuse de mon territoire, j’ai commencé le militantisme. Plus tard, en 2008, notre fils Mathieu nous a rejoints sur l’exploitation.

Pourquoi eux

Parce qu’ils ont les mains dans la terre et ont accepté de se prêter au jeu du débat, nous sommes allés à la rencontre de Sylvie Colas, ancienne secrétaire générale de la Confédération paysanne, et Pierrick Horel, président des Jeunes Agriculteurs. Tous deux éleveurs, de volaille dans le Gers pour l’une, de bœuf dans les Alpes-de-Haute-Provence pour l’autre, ils prennent le pouls quotidien de la colère des agriculteurs.

Alors que le Salon de l’agriculture ouvre ses portes du 21 février au 1er mars, porte de Versailles, à Paris, tous deux portent des visions différentes sur cette crise agricole dont on ne voit plus le bout. Pour les amoureux des terroirs français, c’est un rendez-vous incontournable, célébration de la « ferme France ». Mais cette édition pourrait, une fois de plus, virer au règlement de comptes politique et syndical. La signature de l’accord commercial avec le Mercosur, les débats autour de la loi Duplomb, mais aussi l’épidémie de dermatose nodulaire bovine, ont chauffé à blanc les agriculteurs.

Autant de sujets à creuser en profondeur pour envisager l’avenir de la première puissance agricole de l’Union européenne et faire face à son érosion démographique. Deux visions, mais aussi deux générations d’agriculteurs, valent mieux qu’une.

Et vous Pierrick ?

P. H. :D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être agriculteur. J’ai grandi avec ma mère, qui élevait des volailles dans les Hautes-Alpes, je baigne dans ce milieu depuis l’enfance. Adolescent, j’ai eu du mal dans le système scolaire traditionnel et j’ai vite quitté l’école classique pour intégrer une maison familiale rurale. Là-bas, le rythme, c’était quinze jours d’école puis deux semaines en entreprises, pour multiplier les stages et les expériences. J’ai finalement obtenu un bac professionnel agricole et dès 2010, l’année de mes 18 ans, j’ai présente mon projet à la banque pour m’installer sur une ferme.

Par quoi avez-vous commencé ?

P. H. : J’ai commencé par des cochons élevés en plein air, en bio, mais progressivement, je me suis concentré sur ma passion : les vaches allaitantes, des Aubrac. Puis la ferme s’est agrandie jusqu’à ce que mon petit-cousin, puis mon père – qui n’était pas agriculteur – me rejoignent et que nous formions un Groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC). Je sais ce n’est pas commun mais oui, dans mon cas, c’est le fils qui a installé le père. (Rire.)

Aujourd’hui, cela fait seize ans que je suis installé, mon niveau de vie est confortable. J’adore ce métier, mais j’envisage, à terme, de pouvoir louer la ferme et de me reconvertir, peut-être en m’essayant à mon autre passion : les océans, la voile. Tout ça c’est le côté marin de mon paternel.

Le Salon de l’agriculture approche dans une atmosphère chaotique pour le monde agricole. Tous les syndicats multiplient les actions depuis des mois et les revendications fusent. De quoi cette crise devenue incessante est-elle le nom ?

P. H. :Le modèle agricole promu pendant une trentaine d’années ne fonctionne plus et les agriculteurs s’aperçoivent que le paradigme sur lequel il reposait, c’est-à-dire « le prix se fait par le volume », ne se vérifie plus. En 2026, un agriculteur peut se coucher le soir avec une vision du monde et se réveiller le lendemain avec un environnement économique totalement chamboulé par les guerres commerciales chinoises et américaines, ou par un prix du gaz – et donc des engrais qu’il permet de fabriquer – qui flambe parce que la Russie a envahi l’Ukraine. Les agriculteurs sont contraints de regarder le cours du blé, du sucre ou du lait comme des traders. Impossible de se projeter et d’investir sereinement.

« Si l’agriculture crève, c’est toute la ruralité qui crève avec. »
Sylvie Colas

S. C. :Si le monde agricole exprime son désarroi, c’est parce qu’il est en première ligne et que, dans des terres comme la mienne, le Gers, si l’agriculture crève, c’est toute la ruralité qui crève avec. C’est chez nous que le dérèglement climatique frappe la France de plein fouet : stress hydrique récurrent – le département des Pyrénées-Orientales a passé trois ans en alerte sécheresse ! –, excès de températures entraînant pertes de pâtures et de rendements, gels précoces ou grêles tardives sur les vergers.

Rien que cette année, plus de la moitié du vignoble gersois a été grêlée huit jours avant la vendange. Du jamais vu… Et tout ce stress climatique se couple avec une paupérisation de la profession qui dure depuis trop longtemps : endettement massif, juste revenu jamais au rendez-vous et érosion du patrimoine sur lequel les agriculteurs ont construit leur projet de vie, car, pour la première fois, le prix du foncier agricole commence à baisser.

Comme lors de l’hiver 2024, la fronde agricole est venue du Sud-Ouest. Pourquoi ?

S. C. : Pour comprendre cette colère en profondeur, il faut s’intéresser aux territoires dont elle émane. Et, comme lors de l’hiver 2024, la fronde vient d’Occitanie, car c’est ici aussi que la droitière et médiatique Coordination rurale (CR), dont les bonnets jaunes sont devenus célèbres grâce aux caméras, a réalisé une poussée électorale inédite lors des élections aux chambres d’agriculture de janvier 2025 (second syndicat agricole, la CR a totalisé 29,85 % des suffrages - contre 21,5 % en 2019 -, tandis que l’alliance FNSEA-JA, historiquement hégémonique, a réalisé seulement 46,70 %, reculant pour la première fois sous la barre des 50 %, NDLR).

La carte électorale illustre très bien cette poussée, qui remonte vers Paris – un peu comme les tracteurs ! Si leurs rangs se garnissent, c’est parce que beaucoup d’anciens de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs se tournent vers la CR – monsieur Horel le sait mieux que moi – car ils s’estiment oubliés. Déjà, à l’époque de sa création dans le Gers en 1992, le slogan de la CR était le même : « Des prix, pas des primes. »

Sylvie Colas dans une serre de son exploitation agricole à Lectoure (Gers), le 23 janvier 2026.

Sylvie Colas dans une serre de son exploitation agricole à Lectoure (Gers), le 23 janvier 2026. Isabelle Souriment pour La Croix l'Hebdo

Quel doit être la priorité pour notre agriculture ?

P. H. : Adapter nos cultures au changement climatique, car ses répercussions impactent directement nos volumes de production, et donc notre rémunération. La France a deux atouts dont elle doit se saisir pleinement : le savoir-faire de ses agriculteurs et la richesse de son territoire. Chez moi, en Haute-Provence, des exploitations développent déjà des pistaches, des grenades ou des pamplemousses.

Les cultures du sud du globe remontent sur la carte et s’acclimatent peu à peu à nos terroirs. Alors remontons-les nous-mêmes, en structurant des filières. Notre agriculture, au global, est vertueuse, et la recherche agronomique est essentielle pour s’adapter. Il faut arrêter d’opposer les modèles et de considérer qu’il y a d’un côté le bon bio, et l’autre le méchant conventionnel.

« Nous ne pouvons pas faire de notre agriculture ce que nous avons fait de notre industrie. »
Pierrick Horel

S. C. :Sur ce dernier point, je m’inscris en faux ! L’affirmation selon laquelle il est délétère d’opposer les modèles est jolie sur le plan rhétorique mais dans les faits, il y a bien un modèle qui a été prédateur de l’autre. L’agrandissement perpétuel des fermes est à l’œuvre. Tout simplement parce que, vu la faiblesse des revenus, le seul moyen de s’en sortir a été de manger la ferme de son voisin pour glaner plus de primes à l’hectare via la politique agricole commune.

2025 restera comme une année inédite pour le commerce extérieur français. Notre balance commerciale agroalimentaire, pour la première fois depuis 1978, est dans le rouge. Est-ce un signe du déclin de la puissance agricole française ?

P. H. :En réalité, cette mauvaise année s’explique aussi par la conjoncture des prix. Le cacao et le café par exemple, deux denrées que nous importons en masse car elles sont impossibles à produire chez nous, ont vu leurs cours mondiaux augmenter. À l’inverse, le prix de la tonne de blé, que nous exportons, a baissé.

Mais ce recul de la France sur les marchés agricoles n’en demeure pas moins inquiétant. Il démontre que nous ne parvenons pas à demeurer compétitifs tout en respectant des normes environnementales supplémentaires et en conservant notre modèle social et le coût du travail qui va avec. Nous devons réagir, nous ne pouvons pas faire de notre agriculture ce que nous avons fait de notre industrie.

S. C. :Ce déclin commercial démontre l’absurdité de notre modèle. Il y aura toujours quelqu’un dans le monde qui produira moins cher que nous. La concurrence internationale entre agriculteurs est néfaste à l’environnement et à la condition des paysans dans le monde. C’est pourquoi, nous, à la Confédération paysanne, comme à la Via Campesina (NDLR : un mouvement altermondialiste international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans), nous portons une vision internationaliste de la souveraineté alimentaire. La relocalisation doit être le paradigme de notre agriculture de demain.

La pétition signée par deux millions de Français contre la loi Duplomb est restée lettre morte depuis cet été. Que dit-elle des attentes de la population pour l’agriculture ?

P. H. :Pour qu’un système alimentaire fonctionne, une relation de confiance doit exister entre les agriculteurs et les consommateurs. Malheureusement, celle-ci est mise à mal depuis quelques années par une partie de la classe politique et des associations de défense de l’environnement, qui font leur beurre sur la peur et des alertes sanitaires montées en épingle. Nous l’avons observé cet été avec la frénésie médiatique autour de cette pétition.

Pierrick Horel dans l’étable de son exploitation, à Aubignosc (Alpes-de-Haute-Provence), le 26 janvier 2026.

Pierrick Horel dans l’étable de son exploitation, à Aubignosc (Alpes-de-Haute-Provence), le 26 janvier 2026. Thomas Delsol pour La Croix L'Hebdo

Vous avez le sentiment que les débats ont été caricaturaux ?

P.H : Évidemment. Il faut rappeler que l’objectif de ce texte était d’uniformiser les normes entre la France et le reste de l’Union européenne – notamment sur le sujet de l’acétamipride (appartenant à la famille des néonicotinoïdes, cet insecticide est interdit en France depuis 2018 mais toujours autorisé dans l’UE jusqu’en 2033 et largement utilisé par les agriculteurs des autres États membres). Pourtant, du jour au lendemain, ces soutiens sont devenus l’incarnation du mal pour des gens qui ne connaissent ni de près ni de loin l’agriculture et ses réalités. Quelques clics sur Facebook ou Instagram leur ont permis de développer un avis d’expert…

Comment réagir lorsqu’on entend des militants et des politiques affirmer « être pour la loi Duplomb, c’est être pour le cancer », si ce n’est par la sidération. Je suis pour le débat, lorsqu’il est éclairé. Mais bon, il est plus exigeant de se documenter sur la betterave à sucre, ses bienfaits agronomiques et le poumon économique que représentent les sucreries, que de caricaturer le débat de la sorte, c’est certain.

S. C. :Cette pétition illustre ce que nous avons toujours affirmé à la Confédération paysanne : l’alimentation n’est pas une marchandise. Un aliment que l’on achète pour le mettre dans son assiette ou celle de son enfant ne se compare pas à une voiture, une porte-fenêtre ou un vêtement. Se nourrir implique d’autres enjeux, notamment du point de vue de la santé humaine et de celle de l’environnement. Il ne s’agit pas d’une simple transaction entre deux acteurs économiques, et c’est ce que ces deux millions de signataires viennent signifier dans le débat public.

Pierrick, je vous vois réagir. Qu’avez-vous à répondre à madame Colas sur ce point ?

P. H. :Je ne suis pas d’accord : oui, l’alimentation est une marchandise. Et à ce titre-là, il est légitime de prendre en compte les attentes du consommateur et d’en débattre. Mais il est tout aussi légitime de le mettre face à ses contradictions. Car, en l’occurrence, ce même acétamipride que l’on interdit à nos producteurs de noisettes – au point que l’Institut national de recherche agronomique juge la filière au bord de la faillite –, badigeonne les noisettes présentes dans le pot de Nutella dont les Français semblent se délecter, puisqu’on le retrouve chaque année dans le top 10 de leurs produits préférés. Donc, pour importer le cancer, là, il n’y a pas de souci ? Cette schizophrénie du consommateur a deux conséquences bien concrètes : développer un sentiment de trahison chez les agriculteurs français et augmenter nos importations.

S. C. :Réintroduire l’acétamipride serait un retour en arrière et un signal dévastateur pour l’environnement. Sur l’utilisation des produits phytosanitaires, c’est le sens de l’histoire et la science qui doivent nous dicter la voie. Nous devons nous en affranchir : les pesticides tuent, polluent notre environnement, abîment la santé des consommateurs. À l’époque où j’ai été formée, je me rappelle avoir dû me coltiner les 2 000 pages de l’index phytosanitaire. Mais ça, c’est le monde d’avant.

Le monde agricole apparaît très divisé sur le cap à fixer. Comment lui redonner un espoir et un horizon commun ?

P. H : L’urgence, c’est d’endiguer l’érosion démographique de l’agriculture française. Si les fermes grossissent, c’est aussi par ce que l’on manque de bras. Trop longtemps, le monde agricole a tenu le discours du « métier passion » et multiplié les manifestations pour dire qu’il n’arrivait pas à se tirer de salaire. Pas étonnant qu’on ne réussisse à attirer personne comme ça…

Le succès de l’installation des jeunes ne se fera qu’à une condition : penser le temps long, planifier les marchés et les soutiens publics pour leur offrir la visibilité qui permet la liberté d’entreprendre. C’est impératif pour garantir un niveau social acceptable à la profession, car un agriculteur qui travaille soixante-dix heures par semaine, sans avoir le temps ni l’argent de s’offrir des vacances, une séance de cinéma ou un restaurant pour s’aérer l’esprit, on le sait, ça finit la corde au cou.

S. C. :Le sujet central, Pierrick a raison, c’est celui de l’attractivité de nos métiers. Je pense que le monde agricole doit se regarder dans le miroir et se réformer pour inclure le plus de personnes possible non-issues du monde agricole (Nima) en ouvrant leurs fermes à des citadins qui saturent de la concentration urbaine et pourraient s’épanouir dans la ruralité. La scission entre ville et campagne, entre consommateurs dans un supermarché et producteurs, nous a menés dans l’impasse actuelle. Pour reconstruire ce lien à la terre, peut-être qu’au lieu de créer un service militaire volontaire, notre président aurait mieux fait de lancer un service civique alimentaire.

En aparté

-- Sylvie Colas --

Ses dates

1962 Naissance à Chatou (Yvelines).

1985 Diplôme d’ingénieur agronome.

1986Installation en polyculture élevage dans le Gers. D’abord centrée sur le maraîchage sous serres.

1992 Conversion à l’agriculture biologique.

2025 Nomination comme porte-parole de la Confédération paysanne dans son département, le Gers.

Deux livres :Lettre au paysan sur la pauvreté et la paix, de Jean Giono et La Terre, d’Émile Zola

« Parce que les deux sont puissants et profond. Les auteurs y interrogent l’humanité, son respect de la nature, la lutte des classes qui la parcoure. Le portrait fait par Zola de la paysannerie n’est pas enchanteur, il est violent, vrai, ancré dans la terre. »

Un plat :un melon frais du Gers tout juste cueilli

« Les saveurs et la fraîcheur d’un melon du matin, jamais passé au frigo, tout juste arraché à la terre : impossible de goûter des arômes plus savoureux. »

-- Pierrick Horel --

1990 Naissance à La Mûre (Isère)

2008 Bac professionnel Conduite et gestion de l’entreprise agricole (CGEA)

2010 Installation comme éleveur dans les Alpes-de-Haute-Provence.

2024Élu Président de Jeunes Agriculteurs.

Un livre :La Longue Route, de Bernard Moitessier

« Ce livre ne me quitte jamais. Cette histoire vraie raconte ce que cela signifie d’être parcouru par un engagement très fort. À l’occasion d’un tour du monde à la voile, l’auteur décide de ne jamais rentrer pour vivre de sa liberté. Cela correspond beaucoup à ma philosophie et j’y vois une métaphore de mon expérience. J’y retrouve aussi ma passion de la mer et de la voile, de l’aventure, ces pages me transportent. »

Un plat :des chipirons grillés à la plancha

« Ces petits calamars en tapas, avec une jolie vue sur la mer, des amis pour trinquer, et la brise qui va avec après une session de surf, je ne saurais être mieux. »