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dans nos députés beaucoup ne servent à rien ,qu il soit de droite d'extrême droite ou la bande à mélenchon
Par Anonyme, le 28.08.2025
le"systême" s'est mis en place il y a logtemps à sept-fonds. deux "jeunes"moines , vers les années 7o, s'étaie
Par Yon, le 21.07.2025
merci frère de votre courage à nous partager votre souffrance. je vous prends dans la prière.
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Par Anonyme, le 17.07.2025
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Par Anonyme, le 31.08.2024
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Par lutter-contre-coro, le 18.08.2024
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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
21.02.2026
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Chronique
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Frédéric Boyer Bruno Levy
« Dire Dieu n’est pas le saisir, mais persévérer dans une parole fragile », écrit Frédéric Boyer dans sa chronique hebdomadaire. Il y explore les formes d’un langage qui n’exprime pas l’indicible, mais « l’espère ».
ChroniqueToutes les semaines
La chronique de Frédéric Boyer
Cette question, saint Augustin en a fait l’ouverture de ses Confessions en interrogeant Dieu lui-même : que dit-on quand on dit quelque chose de toi ? Faut-il d’abord t’appeler pour savoir quelque chose de toi, ou faut-il savoir pour pouvoir t’appeler ? Ce que je cherche ici, c’est le balbutiement du langage, la maladresse des mots, la parole inquiète qui tente de dire ce qu’elle ne peut dire clairement tout en éprouvant la nécessité de dire pourtant. Nous sommes littéralement devant la parole, convoquée par elle qui parle en nous sans que nous ayons les mots pour dire ce que nous éprouvons. Soudain, le langage devient notre faiblesse et notre unique recours. Je me souviens avoir pensé que ce que je ne peux dire est ce que je veux dire. Comme si l’impossibilité devant laquelle je me trouvais était le témoignage de cette vérité que je vivais.
Désirer dire ce qui ne peut se direUne autre façon de poser la question serait de nous demander en quelles circonstances et comment avons-nous compris ou entendu que nous avons la foi. Peut-être quand le langage nous a manqué, quand il a ouvert en nous non pas un sentiment d’assurance ou de possession mais au contraire un vide, un sentiment de ne rien posséder, mais d’être saisi par le désir de dire ce qui ne peut se dire. Précisément quand nous avons pris cet appel à dire au sérieux. C’est, selon moi, définir le langage comme espérance, si je reprends la parole de Paul aux Romains : « Car nous avons été sauvés en espérance. Or l’espérance qui peut voir son objet n’est plus espérance ; car ce que l’on voit, peut-on l’espérer encore ? Mais si au contraire nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons ardemment dans la tension de la patience » (Rm 8, 24 - 25).
L’espérance qui peut dire, qui peut posséder par les mots son objet, n’est plus espérance. Le langage comme espérance signifie qu’il est le lieu de cette attente et de la persévérance (hupomonēs, en grec) avec laquelle j’espère en lui ce que je ne peux dire. Faire du langage non plus le moyen de dire, mais le lieu où faire l’expérience humaine de ce qui ne peut être dit. Faire du langage une espérance. Car dire Dieu n’est pas le saisir, mais persévérer dans une parole fragile. Le langage n’exprime pas l’indicible, il l’espère, faisant de sa faiblesse même l’épreuve de ma foi. Un langage habité par l’attente de ce qui ne peut être dit. Je me souviens avoir répondu à une amie, je n’ai que les mots pour te répondre, et mes mots imparfaits sont mon espérance. Et c’est ce qui nous sauve.