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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
22.02.2026
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« Au moment où je vous parle, j’ai du soleil dans les yeux, et la montagne devant moi. » On pourrait presque l’entendre sourire. Guillaume est l’un de ces Parisiens qui ont quitté la capitale pendant la crise sanitaire, et qui ne reviendraient pour rien au monde. Partis, avec sa femme et ses trois enfants, pour une semaine de vacances en février dernier à Annecy, ils sont revenus y poser leurs valises en juin, pour y emménager cette fois. « Aujourd’hui mon environnement est infiniment plus apaisant »,affirme ce chef d’entreprise, qui habitait dans le 8earrondissement.
Depuis quelques années, l’exode des Parisiens se confirme. Les quelque 2 229 621 habitants de Paris en 2013 étaient environ 64 000 de moins en 2019, avant la crise sanitaire. Et s’ils n’ont pas attendu la pandémie pour quitter Paris, « le Covid a été un accélérateur de tendance,analyse le sociologue Jean Viard,directeur de recherche CNRS au centre de recherches politiques de Sciences Po. On est au milieu d’une vague de changement, les gens veulent donner du sens à leur vie. »
Avec sa femme, Guillaume pensait déjà à quitter Paris. Après avoir passé « un an et demi en face d’un mur » et réalisé que son entreprise pouvait rester performante en travaillant à distance, le couple a décidé de franchir le pas. S’il faut attendre quelques années pour mesurer le véritable impact de la crise sanitaire sur la mobilité des Parisiens, il est déjà certain que celle-ci a pu encourager des départs comme le leur.
Avec un facteur d’accélération : le télétravail. Plus de la moitié des cadres qui ont quitté la capitale en 2018 n’ont pas changé de lieu d’activité, selon l’Insee, qui envisage encore une hausse des départs. « Parmi ceux qui partent, il y a une majorité de gens qui déménagent au bout de la ligne de RER et qui travaillent encore à Paris ou qui télétravaillent »,explique encore Jean Viard.
Au-delà de la pandémie, la difficulté de se loger et la recherche d’une meilleure qualité de vie sont souvent ce qui pousse les familles à quitter la ville, particulièrement lorsqu’elles s’agrandissent. « C’est un phénomène plutôt familial » avec l’idée de la « maison avec jardin », décrypte Jean Viard. Dans la capitale, Guillaume et son épouse payaient 2 600 € par mois pour un appartement de 90 m2. Aujourd’hui, le couple débourse 600 € de moins pour 40 m2 de plus, en plein centre-ville d’Annecy, avec une terrasse et… vue sur la montagne.
Conséquence de ces départs : l’Île-de-France à l’exception de Paris (+ 4 %), et surtout la province (+ 8,8 %), ont vu le prix des logements augmenter au cours de l’année passée. En 2021, les acheteurs parisiens en effet privilégient de plus en plus la province – 31 % des transactions contre 23 % en 2019, selon les Notaires de France.
À Paris aussi, les marques de cet exode familial sont devenues visibles dans les cours d’école. Comme la population, le nombre d’élèves scolarisés dans le premier degré baisse depuis 2013. Mais à la rentrée 2021, les élèves parisiens étaient encore moins nombreux que d’habitude. « Dans les écoles maternelles et élémentaires publiques, on a compté 6 000 élèves en moins, ce qui représente une baisse de 5 % », rapporte Patrick Bloche, adjoint à l’éducation auprès de la Mairie de Paris. Une diminution plus importante que l’année dernière où environ 4 000 élèves manquaient par rapport à 2019.
« Les gens avaient commencé à partir en 2020 mais à la rentrée dernière, ç’a été la grosse surprise, c’est là qu’on a eu le plus de départs »,explique le directeur d’un établissement du 10e arrondissement.Même constat dans le 9earrondissement, par le directeur d’une école primaire qui a perdu près de 20 % de ses élèves entre 2017 et 2020 : « Paris est devenu trop cher pour les familles : le mouvement actuel, ce sont des gens qui partent. »