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dans nos députés beaucoup ne servent à rien ,qu il soit de droite d'extrême droite ou la bande à mélenchon
Par Anonyme, le 28.08.2025
le"systême" s'est mis en place il y a logtemps à sept-fonds. deux "jeunes"moines , vers les années 7o, s'étaie
Par Yon, le 21.07.2025
merci frère de votre courage à nous partager votre souffrance. je vous prends dans la prière.
pers onnellemen
Par Anonyme, le 17.07.2025
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Par Anonyme, le 31.08.2024
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Par lutter-contre-coro, le 18.08.2024
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Date de création : 30.11.2013
Dernière mise à jour :
22.02.2026
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Devenir restaurateur, esthéticienne ou instit’... À la rentrée ils changent de métier
Analyse
Alors que les démissions atteignent des niveaux records en France depuis l’automne 2021, La Croix donne la parole à des personnes qui viennent de s’engager dans une nouvelle voie professionnelle.
« Je sens que les choses bougent sur le marché du travail : les gens s’autorisent à envisager une autre vie professionnelle et osent franchir le pas, concrétiser leurs envies, ce qui était inconcevable pour beaucoup voilà dix ans. » Marie Oliveau sait de quoi elle parle. Le cabinet de recrutement qu’elle a fondé, Talent sur mesure, accompagne depuis dix ans des cadres et des non-cadres qui souhaitent faire évoluer leur carrière vers un travail plus flexible.
Une étude de la Dares, le service statistique du ministère du travail, vient le confirmer : en hausse depuis le troisième trimestre 2021, les démissions ont atteint un pic inédit début 2022, à 470 000. C’est deux fois plus que le nombre de personnes dont la période d’essai n’a pas été renouvelée, et presque trois fois plus que le nombre de licenciements.
Pouvoir de négociation
Doit-on parler de « grande démission », comme aux États-Unis ? « Il s’agit avant tout d’un effet rattrapage, estime Dorian Roucher, sous-directeur de la Dares. Le Covid avait contraint ceux qui voulaient quitter leur poste à reporter leur projet. Ces départs massifs illustrent aussi une inversion du pouvoir de négociation entre les employeurs et les salariés, qui changent d’entreprise pour une meilleure rémunération, davantage de flexibilité… car les besoins de recrutements sont importants. »
Selon l’Insee, le taux d’emploi, qui mesure la capacité d’un pays à utiliser ses ressources humaines, a atteint un niveau supérieur en France à celui d’avant Covid, contrairement aux États-Unis.
Pour autant, la pandémie est bel et bien passée par là, constate Céline Bauduin, consultante à l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). « Je sens chez les personnes que j’accompagne une plus forte quête de sens, de souplesse dans leur vie professionnelle, d’équilibre avec leur vie personnelle, voire l’envie de retourner dans leur région d’origine.Je relève aussi le besoin de changer de métier pour se tourner vers des activités concrètes, comme cet économiste qui a monté une société d’ébénisterie. » Beaucoup sortent d’un burn-out, « ou rejettent la surcharge mentale liée à leur travail, dont ils ont pris conscience pendant les confinements ».
Reconversions précoces
D’autres explications existent aussi, comme un rapport au travail plus distancié mais également le désir croissant de changer de voie, voire de créer son entreprise. Dans les enquêtes Apec, quatre cadres sur dix se disent prêts à quitter le salariat, notamment chez les moins de 35 ans. Gilles Gateau, directeur général de l’Apec, y voit « la marque d’une volonté, surtout chez les plus jeunes, de sortir des schémas conventionnels, d’accéder à davantage d’autonomie ». Il relève également que « des projets de reconversion se produisent désormais de plus en plus tôt après le début de carrière, et plus seulement à la quarantaine, comme avant ».
Ce phénomène de démissions et/ou de reconversions ne va pas sans défis. Pour ceux qui changent de métier, « il faut une motivation forte,souligne Céline Bauduin. Cela demande du temps, et parfois de l’argent, pour financer une formation. Cela peut occasionner provisoirement des pertes de revenus. Et ce n’est pas toujours évident de se remettre à étudier. Il faut en être conscient ».
Du côté des employeurs, les démissions envoient un signal, analyse Marie Oliveau. « Ces nouvelles exigences des personnes, qui entraînent une plus grande difficulté à recruter actuellement, contribueront peut-être à rendre l’entreprise plus agile et plus centrée sur l’humain. Elles peuvent aussi lui permettre de profiter de ces autres formes de travail pour dénicher des compétences finalement mieux ajustées à ses besoins. C’est une opportunité. »
Ils ont osé une nouvelle vie professionnelle La reconversion au bout des ongles de Clotilde Sauveur, prothésiste ongulaire
« Je vais enfin me lever heureuse de travailler », sourit Clotilde Sauveur, aux ongles bleu ciel et rose tendre pailletés. Sa certification de prothésiste ongulaire en poche, la jeune femme de 28 ans s’apprête avec impatience à accueillir ses premières clientes chez elle, dans la pièce aménagée à l’étage de sa maison de Guillaucourt, village de 427 habitants à l’est d’Amiens.
L’onglerie, c’était son premier choix d’orientation. Mais le CAP esthétique lui a échappé, faute de trouver un patron pour la former en alternance. Elle s’est alors orientée en bac pro accueil relation client, avant d’enchaîner les emplois d’animatrice périscolaire, préparatrice de commandes ou hôtesse de caisse, principalement en intérim. « Des boulots sans sécurité financière pour lesquels je ne recevais pas de reconnaissance. » Une vie professionnelle sans motivation, « parce qu’il faut bien payer ses factures ».
Prendre sa carrière en main
Jusqu’à ce qu’elle se décide à prendre sa carrière en main, soutenue par sa famille et son mari, opérateur-régleur sur machines dans l’aéronautique « qui, lui, adore son travail ». À l’été 2021, elle prend rendez-vous avec son conseiller Pôle emploi, qui l’oriente « vers un service interne, “Activ’créa”, qui m’a permis d’évaluer si mon projet était faisable ».
Elle est ensuite aidée par le BGE – un réseau national d’appui à la création d’entreprise – pour monter un plan d’activité, avant de suivre une formation avec l’association Y croire et agir, partenaire de la Fondation Raoul-Follereau, qui aide des porteurs de projet en ruralité. « Pour obtenir une aide de la Fondation (2 600 €, NDLR), il me fallait un microcrédit (1 500 €, NDLR), que j’ai décroché à la Caisse d’épargne en montant un dossier avec France active », une autre structure d’accompagnement. Ces sommes, cumulées à un « petit apport personnel » et une prime de mise en route de France active (3 000 €), permettent à Clotilde de boucler la trésorerie de sa microentreprise, Jaya nails. « Cette création, c’est beaucoup de boulot, mais tout s’est bien enclenché. »
Finis les horaires décalés. « Je verrai enfin mon mari le week-end, mais je saurai aussi être flexible pour mes clientes. » Finis aussi les déplacements, sauf pour se rendre en salon de coiffure ou en Ehpad. Si la jeune femme appréhende un peu la gestion de son entreprise, elle se dit confiante : « Je sais que je peux réussir. »
Le parcours de Jean-Marie Héliot, futur restaurateur
« J’aimais mon métier, mais j’avais toujours cette petite musique qui me rappelait mon rêve d’être entrepreneur. » À 45 ans, Jean-Marie Héliot prend la décision de changer de carrière. Anciennement directeur des ressources humaines chez Sanofi, voilà un an qu’il a quitté son poste, renonçant au confort du salariat pour une aventure tout à fait différente : ouvrir un restaurant bistronomique à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine).
« Ce projet a été une évaluation sur le long terme. Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant : “Ça y est, je veux être restaurateur.” » Quinze ans auparavant, alors jeune père, il envisage déjà d’ouvrir un bar. Mais ce n’est qu’arrivé à la quarantaine, les enfants ayant grandi et un plan de départ volontaire en poche, que « les planètes se sont alignées pour aborder ma reconversion sereinement ».
Des Powerpoint aux fourneaux
Avec cet argent – environ un an de salaire – et celui de son compte personnel de formation, Jean-Marie Héliot se forme à la cuisine, un prérequis qu’il considère comme « indispensable pour connaître le milieu et gagner en crédibilité ».« Je suis passé des Powerpoint et des business review aux fourneaux. Je n’avais jamais cuisiné avant : il fallait reprendre de zéro,sourit-il en se remémorant ces deux mois de CAP accéléré à l’École Ducasse de Meudon. C’était satisfaisant, mais épuisant. »
Son ancienne entreprise lui a permis d’être accompagné par une consultante, afin de « construire (son) business plan ». La rencontre avec des professionnels du milieu, « sur lesquels je m’appuie encore aujourd’hui », le conforte également « dans (son) projet » et l’aide à s’aiguiller.
Le frein financier
Son parcours ne fut pas pour autant sans embûches. Son principal obstacle : le financement. Malgré le soutien de son entreprise, l’argent mis de côté et ses trois associés financiers, il a redouté un temps de ne pas pouvoir obtenir de prêt de la part d’une banque. Les deux premières lui ont refusé, une troisième n’a pas répondu. « Ça a failli être un vrai stop », témoigne le futur restaurateur, qui a fini par trouver un accord avec un autre établissement.
Confiant dans l’idée d’ouvrir en novembre prochain, Jean-Marie Héliot aborde la rentrée avec le recrutement de sa future équipe : trois salariés, dont une personne handicapée. Une décision personnelle, au cœur de son projet professionnel, qui vise à allier écoresponsabilité et visibilité du handicap.
Christel Vallée-Deparis, de cadre supérieure à libraire
Le dossier de Christel Vallée-Deparis pour la reprise de la librairie Personnali’Thé à Versailles est solide : 45 pages d’études de marché, projet commercial, plan de financement, stratégie de développement, CV de la future gérante… Les banques et les institutions du livre qui participent au financement ont apprécié, puisqu’elle vient d’ouvrir ses portes, à deux pas du château de Versailles.
« À 53 ans, alors que mes trois enfants ont grandi, je me fais plaisir, j’ouvre ma librairie »,raconte Christel-Vallée Deparis. Mais pas question pour elle, cadre de direction pendant près de trente ans dans une grande compagnie d’assurances, de se lancer sans objectifs carrés : la librairie est le commerce de détail le moins rémunérateur de tous avec 2 % environ de rentabilité. « Je veux gagner de l’argent, redynamiser la librairie et lui donner une place importante à Versailles. Je suis prête à ne pas me payer de salaire pendant deux ans, mais mon objectif, c’est, dans trois ans, d’embaucher un autre libraire et d’agrandir mon espace de vente. Je pars pour dix ans en librairie. »
« Et toi, tu le vis quand ton rêve ? »
Elle a financé sa reconversion avec ses indemnités de départ, en suivant une formation très complète durant six mois à l’École de la librairie de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Fille d’imprimeur qui se rêvait libraire, elle se réjouit du soutien de sa famille. Son fils lui avait lancé : « Tu nous as toujours dit de vivre nos rêves, et toi, tu le vis quand ton rêve ? » Sa mère a trouvé la librairie de développement personnel qu’elle reprend. Son compagnon a pensé aux samedis travaillés… « Il y aura moins de week-ends, on l’assume ! »
Pour Personnali’Thé, Christel Vallée-Deparis nourrit de grands projets. Le développement personnel pour elle, ce n’est pas juste « des trucs de nanas qui s’écoutent », comme lui ont lancé des sceptiques. « C’est prendre soin de soi, faire face aux épreuves de la vie, accepter ses émotions, et se consacrer à soi-même avec des livres en relais. »
Sa librairie est un lieu d’accueil. « Spécialiste du bien-être, elle aura aussi un côté pratique : dégustation de thé, réparation d’objets, accueil de groupes, méditation, accompagnement. » Dans une logique transgénérationnelle, elle proposera à des personnes âgées qui le souhaiteraient d’offrir des aides à la lecture à des jeunes. La complexité du métier ne l’effraie pas : « Je vais gérer en bonne mère de famille », sourit-elle.
Nina Melkonian, à cheval entre salariat et entrepreneuriat
Salariée, puis entrepreneuse, et désormais entrepreneuse et salariée : Nina Melkonian aime multiplier les expériences professionnelles. Dans deux semaines, cette quadragénaire prendra son poste de gestionnaire de projet dans une entreprise de performance énergétique, en tant que salariée. Un nouveau rôle qu’elle occupera à mi-temps, de concert avec sa casquette d’entrepreneuse.
Voilà quelques mois maintenant qu’elle a pris la décision d’occuper un emploi « complémentaire » à son rôle de mandataire sociale dans la société Léfé Naturel, une marque de produits d’entretien naturels et rechargeables qu’elle a cocréée avec sa sœur. « Depuis le lancement des ventes il y a six mois, nous sommes sur une phase de développement commercial, ce qui ne relevait plus de mes compétences. Je voulais faire quelque chose de ce nouveau temps libre. »
Retour vers le salariat
Nina Melkonian s’est d’abord posé la question de s’investir dans un nouveau projet entrepreneurial, mais elle y a rapidement renoncé : « J’adore être entrepreneuse, mais je voulais retrouver un milieu d’entreprise, côtoyer d’autres professionnels. Quand on crée sa propre société, on est sur une équipe restreinte. Là, je souhaitais rencontrer plus de gens. » Elle aborde sereinement son retour vers le salariat qu’elle a quitté depuis deux ans, lorsqu’elle occupait un poste de responsable contrôle gestion et projets dans une entreprise de recyclage.
Chercher et trouver un poste de salariée n’a pas été compliqué pour elle. Elle a simplement veillé à respecter son exigence : choisir un emploi lié à l’enjeu environnemental, une constante dans ses changements de carrière jusqu’ici. C’est d’ailleurs cet argument qui, dans un premier temps, avait motivé la création de sa propre société. « J’avais envie d’agir plus concrètement au niveau écologique et de faire les choses moi-même. J’aimais mon boulot, mais c’était trop lent : ça n’allait pas aussi loin que je le voulais. »
L’employeur qu’elle s’apprête à rejoindre, qui accompagne les entreprises dans leur transition énergétique, l’a convaincue : la jeune maman pourra encore « se rendre utile pour changer les choses ».
Alix de Segonzac, une rentrée des classes à 33 ans
Comme sa fille de 3 ans et demi, Alix de Segonzac vient de faire sa première rentrée des classes. C’était jeudi 1er septembre. À 33 ans, la jeune femme a fait connaissance avec ses 24 élèves de petite et moyenne sections, ainsi qu’avec sa collègue qui s’occupera aussi de la classe, à mi-temps, et de son assistante maternelle (Atsem), dans une école privée laïque à Paris.
Après avoir décroché le concours au printemps 2022, elle est désormais professeure des écoles stagiaire, tout en poursuivant sa formation à mi-temps, pendant encore un an. Un changement de carrière pour cette jeune femme qui a démarré dans la publicité, après deux diplômes obtenus à l’université Paris-Dauphine et à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP), en 2012. Le déclencheur de cette réorientation ? La fermeture de la dernière agence où elle a travaillé, comme directrice de clientèle, et le licenciement économique qui en a découlé.
« Tôt ou tard, j’aurais changé de voie car je ne souhaitais pas continuer indéfiniment dans la publicité,raconte-t-elle. Au sein de mon ancienne agence déjà, je cherchais davantage de sens et d’intérêt social à mon activité et parmi nos clients, j’essayais toujours de m’occuper des ONG, des associations… »
« Je me sens mi-enthousiaste, mi angoissée »
Un bilan de compétences financé dans le cadre de son licenciement confirme son attrait pour la petite enfance, et pour la stimulation intellectuelle. Le choix d’enseigner en primaire émerge naturellement. Des stages dans son ancienne école confirment sa motivation et l’incitent à préparer le concours. « Cette formation payée dans le cadre du licenciement économique m’a donné un rythme de travail, des concours blancs… J’ai bénéficié d’excellentes conditions tout en étant rémunérée, dans le cadre du licenciement. »
Au seuil de cette année scolaire, « je me sens mi-enthousiaste, mi-angoissée »,reconnaît-elle. Certes, en maternelle, « l’enseignant subit moins de pressions quant aux savoirs fondamentaux », mais l’enjeu est, entre autres, « de leur apprendre à devenir élèves ». Elle pourra s’appuyer sur son bagage acquis en entreprise « pour les relations avec les parents et pour travailler dans un collectif », dit celle qui a fait ses premiers pas en salle des maîtres.
« Sans le licenciement, je n’aurais pas entamé cette reconversion aussi tôt, évalue-t-elle. J’en suis satisfaite au final car j’ai vu à quel point ce n’était pas évident de se remettre aux études. Attendre quelques années de plus ne m’aurait pas facilité la tâche. »
Des dispositifs d’aide à la reconversion
Le compte personnel de formation (CPF) donne des droits à la formation tout au long de sa vie professionnelle.
Le projet de transition professionnel permet de suivre une formation de reconversion, en conservant sa rémunération pendant un an et sans rupture du contrat de travail.
La démission pour reconversion ou création d’entreprise est possible en bénéficiant des allocations de chômage (sous conditions).
La mise en situation en milieu professionnel : un mois d’observation dans une entreprise (sans convention de stage, et hors reconversion), pour vérifier que le métier visé correspond aux attentes.
Les « transitions collectives » favorisent la mobilité des salariés occupant des métiers fragilisés.
Les demandeurs d’emploi ont aussi accès à des dispositifs de reconversion, via Pôle emploi.